30 octobre 2018

Les annonces du Premier ministre, ce matin, sur la réforme de l'Etat sont quasiment identiques à celles qu'il avait déjà faites en février dernier.

Si certaines pistes de réforme présentées sont intéressantes (contractualisation accrue, mobilité, dématérialisation), force est de constater, en effet, que leur mise en oeuvre avait déjà été annoncée lors du premier comité interministériel sur la transformation publique en février 2018, et que rien ne s'est donc passé depuis.

Une nouvelle fois, en réalité, le gouvernement sacrifie à la technique des ballons d'essai pour afficher son prétendu réformisme, avant, comme souvent malheureusement, de rétropédaler, faute d'avoir le courage d'engager les réformes indispensables pour le pays.

Ainsi, à l'instar de ses précédentes annonces, en février dernier, sur l'organisation de départs volontaires dans la fonction publique, les déclarations tenues dimanche par Gérald Darmanin sur la généralisation du recours à des agents contractuels, ont déjà été démenties par le gouvernement ce matin.

Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron s'était engagé sur la suppression de 120 000 postes d'agents publics, dont 50 000 dans les services de l'Etat. Après les 1600 postes supprimés en 2018 et 4164 suppressions annoncées dans le PLF pour 2019, force est de constater qu'il y a loin des promesses aux actes.

Plus que jamais, une autre approche de la fonction publique s'impose, qui valorise le travail des agents publics tout en repensant le fonctionnement de nos administrations à travers le prisme du management et de la bonne gestion, pour faire baisser la dépense publique et les impôts des Français. Malheureusement, le gouvernement n'en prend pas le chemin.

Annie GENEVARD
Secrétaire générale des Républicains
Vice-Présidente de l'Assemblée nationale
Députée du Doubs

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