11 juin 2017

Aujourd’hui, moins d’un Français sur deux s’est exprimé.

C’est le principal enseignement de ce premier tour. Le niveau record d’abstention, jamais vu depuis 1958, témoigne de la persistance des fractures de la société française. Ces fractures s’étaient exprimées avec force au premier tour de l’élection présidentielle. Elles ne se sont ni oubliées, ni effacées, encore moins dépassées ce soir.

 

Au 1er tour de l’élection présidentielle, près d’un Français sur deux était prêt à choisir des solutions radicales.

Au second tour, 16 millions de Français, par l’abstention déjà, et le vote blanc, ont refusé de se prononcer entre Emmanuel Macron et le Front National.

L’abstention s’est amplifiée. Elle est extrêmement préoccupante.

De nombreux facteurs ont certainement joué :                  

  • une campagne présidentielle très longue, avec de multiples rebondissements.
  • la volonté aussi pour certains d’enjamber ce scrutin législatif, en oubliant les enjeux.

Tout cela a peut-être dissuadé un peu plus encore les électeurs de se déplacer.

 

Le deuxième enseignement. Si la coalition En Marche Modem vire en tête du 1er tour, le second tour opposera quant à lui, dans la plupart des circonscriptions, un candidat de la droite et du centre à un candidat En Marche.

 

Le débat est indispensable.

Les Français aspirent à la clarté, clarté des convictions, clarté du débat, clarté sur les grands choix pour notre pays.

Il reste donc une semaine pour mettre en lumière les différences qui existent entre nos candidats et ceux d’En marche, dans un débat projet contre projet, ouvert et respectueux.

  • Les Français doivent savoir qu’En Marche ! veut un choc fiscal d’un niveau équivalent à celui que François Hollande a imposé aux classes moyennes. La hausse annoncée d’1.7 points de la CSG, soit plus de 20% de cet impôt, va toucher puissamment les retraités, les fonctionnaires, les artisans, les commerçants, les agriculteurs, les indépendants, les épargnants aussi. Nous ne pouvons plus accepter les hausses d’impôts dans notre pays.
  • Nous voulons sortir du carcan des 35 heures, En Marche ! propose le statu quo.
  • Nous avons entendu le cri de la ruralité qui s’est exprimé lors de la présidentielle. Nous n’oublions pas qu’un Français sur deux vit dans une commune de moins de 10 000 habitants. Nous demandons un moratoire sur la fermeture des services publics en milieu rural et nous demandons qu’à un euro investi pour la ville corresponde à un euro investi dans la ruralité.
  • Nous portons les valeurs de liberté et responsabilité. Nous voulons réarmer puissamment l’Etat face au terrorisme, restaurer son autorité, tourner le dos au laxisme pénal.

Des exemples parmi tant d’autres de nos différences avec En Marche !

Parce que nous portons un projet de rassemblement de tous les Français, nous disons également à tous ceux qui se sont abstenus, qui ont fait un choix différent au premier tour, à ceux qui ont exprimé un vote de colère et d’exaspération, que notre pays attend des pouvoirs équilibrés et non concentrés dans un seul et même parti.

Les projections en sièges annoncées montrent qu’un sursaut est indispensable pour le 2nd tour de ces élections législatives.

Il est en effet indispensable pour porter un maximum de candidats de l’union de la droite et du centre à l’Assemblée nationale. Car, c’est bien dimanche prochain que les grands choix pour le pays vont se décider.

La mobilisation de tous est impérative afin d’éclairer le plus et le mieux possible les Français pour les cinq années à venir.

 

François Baroin,

Chef de file Majorité pour la France

Abonnez-vous Les républicains magazine Toute l'actualité politique des républicains