Raphaël Schellenberger : « La stratégie économique du gouvernement démantèle tout ce que l'excellence française a su faire de mieux »

Publié le 05/03/2019

Alors que les élections européennes se profilent et qu'Emmanuel Macron tente de donner des leçons à l'Europe entière, Raphaël Schellenberger, député du Haut-Rhin, a profité de la séance de questions au gouvernement de ce mardi pour dresser le bilan économique bien peu flatteur de l'exécutif. 

« On ne compte plus les dossiers stratégiques sur lesquels vous avez été incapables d'écouter les acteurs de notre industrie », tacle celui qui est en chargé de l'Énergie au sein de l'équipe thématique des Républicains.

Alcatel-Lucent ou l'abandon du marché des télécoms (400 emplois) ; Ford Blanquefort qui a vu son projet de reprise rejeté (850 emplois) ; Ascoval ou l'abandon des marchés des matières premières (300 emplois) ; ArjoWiggins ou l'abandon de notre souveraineté des documents sécurisés (250 emplois) ; Alstom ou l'abandon du secteur stratégique du nucléaire et du transport ferroviaire ; le groupe aéronautique Safran qui a renoncé à ouvrir deux usines en France face aux contraintes administratives ( 600 emplois)... Le député dresse une liste non-exhaustive de ces « échecs qui sont ceux de la logique du développement de l'économie par les seules fusions et acquisitions imposées par Emmanuel Macron depuis qu'il a été banquier puis Secrétaire général adjoint de l'Elysée sous François Hollande ».

Pour le député du Haut-Rhin, « cette stratégie démantèle tout ce que l'excellence française a su faire de mieux. Vous abandonnez nos territoires au bénéfice de profits boursiers immédiats », dénonce-t-il estimant que « le pire est devant nous. Même nos partenaires européens les plus libéraux n'en peuvent plus de votre gestion de l'industrie à la petite semaine », souligne-t-il après l'« humiliation subie » avec la montée de l'État néerlandais pour 14% au capital d'Air France/KLM.

Réclamant de l'exécutif une volonté et une politique qui permettent à la France de « conserver une vraie industrie dans nos territoires », Raphaël Schellenberger estime que ce défi peut être gagné à condition d'écouter les acteurs économiques ainsi que « nos partenaires européens plutôt qu'en leur donnant des leçons ».

Une allusion à la tribune d'Emmanuel Macron publiée par la presse dans 28 pays européens ce même mardi.

« Emmanuel Macron a décidé d'être lui-même candidat aux élections européennes oubliant qu'il est le chef d'État le moins bien accepté d'Europe, qu'il a subi des échecs dans toutes ses tentatives de négociations européennes, oubliant qu'il a bradé les intérêts stratégiques de la France notamment en matière agricole. Le voilà qu'il essaye de donner une leçon de choses à l'Europe entière », tacle le député du Haut-Rhin, voyant dans cette agitation une façon de « cacher le renoncement d'une ambition économique et industrielle pour la France ».

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Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

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