Patrice Verchère : « Les menaces économiques et juridiques sur les coopératives agricoles doivent être retirées »

Publié le 06/03/2019

Alors que le Salon de l'Agriculture vient de rencontrer un nouveau et vif succès, Patrice Verchère, député du Rhône, n'oublie pas la « situation dramatique » dans laquelle sont les agriculteurs français et les menaces qui pèsent sur les coopératives agricoles.

« Le président de la République a encore fait un beau discours mais, en même temps, par son inaction il laisse la Commission européenne annoncer une diminution de 15% du budget de la Politique agricole commune (PAC), soit 7 milliards d'euros de moins pour les agriculteurs français », déplore le député du Rhône qui relaye la déception des agriculteurs au lendemain des États généraux de l'alimentation.

« Beaucoup d'entre eux avaient l'espoir d'une revalorisation de leurs revenus. Pour l'instant, les objectifs sont loin d'être atteints », constate Patrice Verchère qui a attiré, ce mercredi, l'attention de l'exécutif sur la situation des coopératives agricoles à l'occasion des questions au gouvernement.

« Les agriculteurs organisés en coopératives agricoles demeurent très préoccupés quant à votre projet d'ordonnance issu de la loi EGalim (loi pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole adopté par le Parlement le 2 octobre 2018, NDLR.) Il fragilise l'équilibre économique et juridique des coopératives agricoles qui représentent 2 400 entreprises, 190 000 salariés et 40% du chiffre d'affaires de l'agroalimentaire français », signale-t-il.

« L'engagement coopératif ne peut se réduire à une simple relation commerciale », estime Patrice Verchère qui rappelle que « le code rural n'est pas le code du commerce. Le risque de démutualisation des coopératives agricoles basé sur le principe de solidarité pose la question de la pérennité de ce statut spécifique. Le secteur agricole s'en retrouverait fragilisé avec des répercussions économiques dans le monde rural », prévient Patrice Verchère qui, déplorant que les doléances des agriculteurs exprimées lors du grand débat national ne soient pas écoutées, demande au gouvernement à ce que la « disposition du code du commerce menaçant ces coopératives soit bien retirée ».

Signez la pétition

Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

Signez la pétition

Nos dernières actualités

Mercosur : « Un accord contraire à l’intérêt national »

Mercosur : « Un accord contraire à l’intérêt national »

Published on 08/07/2019

À l'initiative de Guillaume Larrivé, secrétaire général délégué au projet et député de l'Y

Emmanuelle Anthoine : « Les agriculteurs sont les poumons de nos territoires mais ils étouffent »

Emmanuelle Anthoine : « Les agriculteurs sont les poumons de nos territoires mais ils étouffent »

Published on 18/06/2019

Emmanuelle Anthoine, députée de la Drôme, est intervenue lors de la séance de questions au

Marine Brenier : « Que comptez-vous faire pour rendre l’agriculture bio réellement saine pour notre santé et notre planète ?  »

Marine Brenier : « Que comptez-vous faire pour rendre l’agriculture bio réellement saine pour notre santé et notre planète ?  »

Published on 11/06/2019

Marine Brenier, députée des Alpes-Maritimes, a profité de la séance de questions au gouver