12 juin 2018

Député "les Républicains" de la 6ème circonscription du Bas-Rhin, Laurent Furst craint que les 6 millions de propriétaires et copropriétaires de résidences secondaires fassent les frais de la « coûteuse mais tellement populaire » promesse de suppression de la taxe d'habitation.

Si l'acte 1 prévoyait une exonération de la taxe d'habitation pour 80% des Français, rapidement le Gouvernement, devant une menace d'inconstitutionnalité, a opté pour l'acte 2, une exonération totale. « Mais cette extension pose un problème budgétaire », relève Laurent Furst craignant fortement que les résidences secondaires sortent de l'engagement présidentiel.

« Ce petit tour de passe-passe permettrait d'économiser 3 milliards d'euros alors qu'il semblerait bien difficile de financer cet engagement de campagne », remarque le député "les Républicains" du Bas-Rhin qui conteste cette orientation. « Les propriétaires de résidences secondaires seraient taxés alors que ce sont eux qui utilisent le moins les services publics locaux. Ils prendront également de front l'évolution de la taxe foncière qui augmentera de toute évidence pour compenser la perte du dynamisme de la taxe d'habitation », craint-il, remarquant que les 6 millions de propriétaires de résidences secondaires ont cette vertu « de dépenser leur argent en France plutôt qu'à l'étranger et permettent ainsi de créer de très nombreux emplois ».

Mais au-delà, Laurent Furst, remarque que si les propriétaires de résidences secondaires venaient à être « les derniers taxés » , cela « constituerait un déni de sincérité par rapport aux discours tenus lors des campagnes électorales d'Emmanuel Macron ».

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