Laurent Furst : « La dette publique avoisine 100% du PIB mais la folie continue ! »

Publié le 20/02/2019

Profitant de la séance de questions au gouvernement, le député du Bas-Rhin, Laurent Furst, a tiré la sonnette d'alarme sur le niveau abyssal de la dette publique. Et craint qu'en cas de nouvelle crise, la situation financière de la France serait très critique.

« La dette publique avoisine aujourd'hui 100% du PIB. Elle a dépassé les 2 300 milliards d'euros, soit 35 000 euros par Français. Chaque jour, l'État doit s'acquitter de 115 millions d'euros d'intérêt ! »

Pour Laurent Furst, député du Bas-Rhin, « ces chiffres font froid dans le dos ».

« Mais, pourtant, la folie continue » a-t-il fait observer ce mercredi lors des questions au gouvernement, s'inquiétant d'une dépense publique, d'un déficit budgétaire et d'une dette « qui, en 2019 comme en 2018, continuent de s'accroître. Et rien ne s'arrangera en terme de dette en 2020 et 2021 en raison des milliards d'euros dépensés en décembre, des pertes de recettes prévues et l'impact de la perte de la taxe d'habitation », s'alarme Laurent Furst.

« Malgré un prélèvement fiscal historiquement élevé, la dette progresse et progressera à la vitesse d'un cheval à galop », image-t-il, regrettant que malgré une conjoncture économique internationale favorable, la France soit quasiment la seule à avoir une « trajectoire budgétaire aussi dégradée en Europe. Quand l'Allemagne se désendette, la France joue l'inconsciente et vit désormais avec l'argent de ses enfants et de ses petits-enfants », déplore le député.

Mais surtout, Laurent Furst s'inquiète de l'absence de marges de manœuvre de notre pays en cas de remontée des taux ou de ralentissement économique. « Cela rendrait l'équation budgétaire française extrêmement difficile », craint-il. Quant à la perspective éventuelle d'une nouvelle crise économique ou financière profonde comme celle de 2008, « dans notre pays surendetté, affaibli, la situation deviendrait vraiment très critique », estime Laurent Furst.

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Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

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