Josiane Corneloup : « La politique fiscale du gouvernement est toujours aussi injuste »

Publié le 14/05/2019

Les annonces d'Emmanuel Macron et d'Edouard Philippe en matière de baisse des impôts ne trompe par Josiane Corneloup, députée de Saône-et-Loire. « C'est en réalité un retour sur des hausses que le gouvernement et la majorité ont voté », dénonce-t-elle.

« Quand allez-vous enfin proposer de réelles baisses d'impôts financées par une baisse courageuse de la dépense publique ? » Cette question, Josiane Corneloup, députée de Saône-et-Loire, l'a posée ce mardi après-midi au Premier ministre lors des questions au gouvernement, préoccupée qu'elle est par la politique fiscale du gouvernement « toujours aussi injuste et incompréhensible ».

« Après avoir augmenté massivement les taxes sur les carburants au 1er janvier 2018, après avoir augmenté la CSG des retraités comme jamais, après avoir désindexé les pensions de retraite et les allocations familiales, vous semblez découvrir soudain qu'il y a trop d'impôts en France », lance-t-elle.

Pour Josiane Corneloup, les baisses d'impôts annoncées par Emmanuel Macron et Edouard Philippe sont « extrêmement floues, voire même mensongères. Ce que vous présentez comme des baisses sont en réalité un retour sur des hausses », dénonce la députée de Saône-et-Loire.

Et de prendre exemple sur la CSG, la taxe sur les carburants, la désindexation des pensions de retraite pour lesquelles le gouvernement « n'a fait qu'annuler, hélas partiellement les hausses que vous avez vous-mêmes votées ».

Déplorant que l'exécutif ait rejeté en bloc la proposition de loi des Républicains qui proposait de baisser l'impôt sur le revenu de 10% pour tous les Français, Josiane Corneloup s'inquiète que les entreprises « qui, pourtant, ont besoin d'être soutenues, soient maintenant dans le viseur du gouvernement sans pour autant dire comment, via les niches fiscales, vous aller les taxer ».

Signez la pétition

Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

Signez la pétition