Jean-Yves Bony, inquiet pour la filière bovine de l'accord imminent avec les pays du Mercosur

Publié le 22/05/2019

Député du Cantal, Jean-Yves Bony est particulièrement inquiet, pour les éleveurs bovins français, de l'accord imminent d'un traité de libre-échange entre l'Europe et les pays du Mercosur (marché commun d'Amérique du sud).

« Ce sont 90 000 tonnes de viandes sud-américaines issues de systèmes de production peu ou pas réglementés qui pourraient entrer en droits de douane très faibles sur le marché européen », observe Jean-Yves Bony.

« Comment ne pas protéger nos agriculteurs et producteurs de ces viandes d'animaux non-tracés, engraissés aux activateurs de croissance, aux antibiotiques au sein de fermes gigantesques issus de la déforestation », défend le député du Cantal qui a bien entendu le gouvernement, le 16 mai dernier au Sénat, affirmer qu'il n'acceptait pas cet accord car « il remettait en cause nos standards alimentaires, sanitaires et environnementaux ». Si Jean-Yves Bony approuve cette déclaration, il constate qu'à nouveau, « avec ce gouvernement, les actes sont en parfaite contradiction avec les paroles ».

« Alors qu'Emmanuel Macron a déclaré s'opposer à toute négociation commerciale avec les États-Unis, notamment sur le plan agricole, l'Union européenne, avec l'accord de la France, a proposé aux États-Unis un accord de droits de douane nuls sur notre marché de viande bovine pour un contingent de 35 000 tonnes », fait-il savoir.

Jean-Yves Bony demande au gouvernement de mettre « en cohérence ses déclarations et ses actes ». Et surtout qu'il fasse respecter l'article 44* de la loi EGalim (loi pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous).

*L'article 44 interdit de proposer à la vente ou de distribuer à titre gratuit en vue de la consommation humaine ou animale des denrées alimentaires ou produits agricoles pour lesquels il a été fait usage de produits phytopharmaceutiques ou vétérinaires ou d'aliments pour animaux non-autorisés par la réglementation européenne ou ne respectant pas les exigences d'identification et de traçabilité imposées par cette même réglementation.

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Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

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