04 décembre 2018

Député de l'Oise et président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Éric Woerth a profité de la séance de questions au gouvernement de ce mardi pour réagir aux annonces du Premier ministre et réclamer « une autre politique et une autre méthode ».

« Depuis votre arrivée au pouvoir vous n'avez eu de cesse d'opposer les Français entre eux, actifs contre retraités, Français des villes contre Français des campagnes, contribuable local contre contribuable national », observe Éric Woerth pour qui la France, aujourd'hui, « paye le prix de cette opposition ». « On ne réforme pas en fracturant et en divisant un pays », estime-t-il, fustigeant la « politique fiscale illisible, injuste et inefficace » du gouvernement.

« Vous vous dites progressistes mais le progrès est-il d'appauvrir les Français ? », interroge le député de l'Oise pointant « le désordre considérable et la désespérance d'aujourd'hui (qui) sont le fruit de la politique que vous menez depuis 18 mois ».

Et Éric Woerth de rappeler à la représentation nationale toutes les propositions que les Républicains ont mis sur la table depuis l'élection d'Emmanuel Macron. « Dès 2017, les Républicains demandaient de réduire la hausse des taxes sur les carburants. Cette année, nous avons défendu un gel des prix bien avant le premier Gilet jaune. Mais vous avez balayé tout cela d'un revers de main », déplore le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale soulignant que le Gouvernement avait annoncé « forcé et contraint » un moratoire de six mois.

Et justement, à propos de moratoire, Éric Woerth estime que le Gouvernement est « toujours en retard d'une mesure. Soit vous n'avez pas compris la gravité de la situation, soit vous persistez dans l'erreur », lance-t-il au Premier ministre réclamant l'annulation de la hausse des taxes sur les carburants « et non simplement les retarder ».

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