06 novembre 2018

Président du groupe les Républicains à l'Assemblée nationale, Christian Jacob a profité de la séance de questions au Gouvernement de ce mardi pour tancer le Premier ministre Édouard Philippe, qui, bien qu'ancien maire d'une ville populaire (Le Havre), ne semble pas percevoir la colère des automobilistes confrontés aux « augmentations massives de taxes que vous avez décidées sur l'essence et le gasoil. »

« Il est urgent que vous preniez la mesure de ce qui se passe en France, que vous fassiez face aux réalités », lui a lancé le député les Républicains de Seine-et-Marne, reprochant également au Premier ministre de dire qu'il mènerait une politique incitative en faveur des automobilistes.

« Tout le monde n'a pas la possibilité d'accéder aux transports en commun, de se payer une voiture électrique », ajuste Christian Jacob, estimant que le Gouvernement, « en surtaxant les carburants, fait marcher la pompe à fric. Dans cette affaire, l'État prélève dix fois plus qu'il ne reverse », glisse-t-il. Allusion à la part (moins de 10% de la taxation fiscale) qui va réellement au financement de la transition écologique.

Et alors que le président de la République a esquissé ce mardi un éventuel geste en faveur des ménages les plus défavorisés, « l'heure n'est plus aux gesticulations ou à l'invention de je ne sais quelle usine à gaz », rétorque Christian Jacob pour qui « la seule mesure compréhensible et efficace pour nos concitoyens c'est de baisser les taxes sur les carburants. »

Christian Jacob a profité de son temps de parole pour demander également au Premier ministre de condamner « les propos imbéciles » et méprisants du porte-parole du Gouvernement, Benjamin Griveaux, qui ont inspiré de la « honte » à toute la classe politique lorsqu'il a qualifié le président des Républicains, Laurent Wauquiez, de candidat de « ceux qui clopent et roulent au diesel. »

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