15 février 2018

« Ecoutez bien la colère qui gronde et qui monte de tous ces territoires qui se battent pour leur survie et faites en sorte que le président de la République cesse de tenir un double langage et honore ses engagements ! »

Sénatrice "les Républicains" de la Seine-et-Marne, Anne Chain-Larché est montée au créneau lors de la séance de question au Gouvernement, ce jeudi, au Sénat.

L'objet de son courroux ? La menace de centaines de fermetures de classes en zone rurales. 84 dans le Pas-de-Calais, 51 dans l'Oise, 46 en Meurthe-et-Moselle, 27 en Moselle, 66 dans les Vosges, 95 en Corrèze, 45 en Eure-et-Loir, 121 en Seine-et-Marne... Anne-Chain-Larché livre quelques chiffres d'une liste non exhaustive.

« Le monde rural rime trop souvent avec abandon, enclavement, déserts médicaux, zones blanches numériques, fermetures de commerces, disparition de services publics. Et maintenant au tour des écoles rurales d'être sacrifiées, », déplore la sénatrice "les Républicains" de la Seine-et-Marne qui dénonce une « décision couperet (prise) sans aucune concertation avec les élus locaux alors que ceux-ci entreprennent de construire des écoles qui sont le cœur battant de nos communes ».

Si le dédoublement des CP et des CE1 dans les ZEP, raison essentielle de ces fermetures, est une bonne chose sur le fond, elle ne doit pas se faire au détriment des classes du monde rural, explique la sénatrice. « Personne n'est dupe et les territoires ruraux en ont assez d'être dépouillés au profit de vos politiques publiques. C'est un aveu de mépris de plus là où la scolarisation des enfants mérite autant de moyens que partout ailleurs », considère Anne Chain-Larché qui se demande pourquoi le « gouvernement porte autant d'attention aux uns et si peu aux autres. Les petites écoliers des champs ne seraient-ils pas égaux en droit à ceux des villes », interroge-t-elle.

Pour elle « la réussite de nos jeunes se joue dès la maternelle et l'école élémentaire. Raison pour laquelle, fustigeant le reniement de la promesse d'Emmanuel Macron qui avait assuré en juillet dernier qu'il n'y aurait pas de fermetures de classes en zones rurales, elle demande que « l'Etat mette toutes les chances du côté de tous ses écoliers, sans discrimination ».

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