20 juillet 2017

A l'heure où la menace terroriste reste très élevée tant sur le territoire national que contre les intérêts de la France dans le Monde, le Président de la République a pris la responsabilité écrasante d'affaiblir le budget de nos armées (-850 millions d'euros), du ministère de l'Intérieur (-526 millions d'euros) et de la Justice (-160 millions d'euros).

La démission forcée du chef d'état-major des armées, Pierre de Villiers doit être saluée comme le refus de mettre en péril notre sécurité nationale. Elle lave, en outre, l'humiliation publique de nos armées par le chef de l'Etat en mal d'autoritarisme ainsi que l'intolérable atteinte à l'indépendance de l'Assemblée nationale, légitime quand elle auditionne librement les grands serviteurs de l'Etat.

Dans un tel contexte, l'actuel projet de loi anti-terroriste, réduit à quelques transferts de pouvoirs à l'autorité administrative, à l'occasion de la sortie programmée de l'état d'urgence, ne peut répondre aux défis que nous lance l'islamisme radical.

Force est de déplorer :

- le manque de moyens attribués à tous les acteurs de la lutte anti-terroriste

- l'absence d'une politique pénitentiaire ambitieuse pour faire face au prosélytisme islamiste et aux criantes situations d'insécurité dans les prisons

-le vide quant à la lutte efficace contre la radicalisation et le communautarisme qui gangrènent des pans entiers de notre société.

Face à la menace terroriste islamiste, les Républicains en appellent au sursaut national sous peine de vivre d'autres drames comme ceux de Paris ou Nice.

Georges FENECH
Secrétaire national à la Justice Les Républicains
Président de la Commission d'enquête parlementaire sur les attentats de 2015

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