06 mars 2018

Les quinquennats se suivent et se ressemblent. Dans la continuité de son ancienne collègue au gouvernement Christiane Taubira, qui avait fait du laxisme son dogme, Emmanuel Macron répond clairement à la surpopulation carcérale par un allègement des sanctions. La refondation pénale présentée n'est point guidée par la nécessaire prise en compte de l'augmentation de la délinquance mais par nos capacités d'incarcération. C'est un comble ! « L'emprisonnement ne sera plus la peine centrale » : tel est le message envoyé à une délinquance pourtant grandissante. Rappelons que sur l'année 2017 sont constatés chaque jour 777 faits de violence gratuite et 90 agressions contre les dépositaires de l'autorité publique (gendarmes, policiers, douaniers, militaires...).

Qui peut raisonnablement penser que la menace d'un bracelet électronique, d'une amende, de travaux d'intérêt général ou de formules de probation va décourager ces voyous bien souvent récidivistes ?

Alors que le premier rôle de l'Etat est d'assurer la protection des personnes et des biens, cette désolante politique du renoncement n'est absolument pas à la hauteur des enjeux.

Le Président de la République, par son discours plus protecteur pour les condamnés que pour les victimes et par son angélisme coupable, démontre une fois de plus sa déconnexion avec la réalité du quotidien des Français.

Laurence SAILLIET
Porte-parole des Républicains

Abonnez-vous Les républicains magazine Toute l'actualité politique des républicains