12 novembre 2018

Si le Premier ministre, dans une tribune, a fait part d'une progression de 69% en 9 mois des actes antisémites, Lydia Guirous, porte-parole des Républicains, déplore le « déni » du chef du Gouvernement comme du président de la République qui ne désignent pas « les racines de ce nouvel antisémitisme. »

« Emmanuel Macron et Edouard Philippe refusent de traiter le sujet qui menace aujourd'hui la France et l'ensemble des pays européens : la montée de l'islam radical et du communautarisme, terreau fertile de la radicalisation. Ils sont ce nouvel antisémitisme », signale Lydia Guirous pour qui « ne pas dire les choses clairement, être encore une fois dans le déni, ne pas parler de l'islam radical comme cause du nouvel antisémitisme, c'est passer à côté du sujet. »

La porte-parole des Républicains, estimant que la tête de l'exécutif « n'est pas à la hauteur », dit comprendre « l'émotion de la communauté juive de France car une partie d'entre elle ne peut pas mettre ses enfants dans les écoles publiques, est obligée de quitter certaines villes car elle n'est plus en sécurité ».

Interrogée sur l'itinérance mémorielle du chef de l'État, la porte-parole des Républicains se montre mitigée : « j'ai l'impression que le président s'est baladé, qu'il est allé découvrir ces territoires qu'il a abandonnés, méprisés », observe-t-elle, estimant que cette itinérance n'était pas « à la hauteur de ce devoir de mémoire et de la commémoration de la Première guerre mondiale.

Sur ce même sujet, si Geoffroy Didier est sensible à l'image des nombreux chefs d'Etat réunis pour cette commémoration le 11 novembre à Paris, il se veut « vigilant ». « Ce n'est pas parce que l'on réunit un concert des Nations que la paix est garantie », observe le député européen. « Aujourd'hui, plusieurs formes de conflit mettent en danger des unité territoriales. Nous avons comme combat la lutte contre l'islamisme radical qui n'est pas une nation. La crise migratoire (qui) met en danger la cohésion de l'Europe, ce n'est pas le résultat d'une nation », constate Geoffroy Didier qui observe « un décalage entre le message d'Emmanuel Macron, qui appelle à la paix des nations, et la réalité des menaces qui n'est pas représentée par des nations mais par des dangers plus souterrains et réels. »

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