Gilles Platret : « La seule réponse du gouvernement, c’est plus d’impôts ! »

Publié le 11/02/2019

Porte-parole des Républicains, Gilles Platret dénonce le « dangereux chemin du suicide fiscal » que veut prendre le gouvernement en cherchant à taxer davantage les Français.

« La seule réponse que ce gouvernement oppose au mouvement des gilets jaunes qui est inspiré du ras-le-bol fiscal que ressentent tous les Français, c’est plus d’impôts ! » Porte-parole et maire de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), Gilles Platret s’est dressé, ce lundi midi, lors du point-presse hebdomadaire des Républicains, contre le « dangereux chemin du suicide fiscal » que veut prendre le Gouvernement.

« Il n’est question que de nouveaux impôts ! Depuis quelques jours, dès qu’un ministre prend la parole, c’est pour menacer de taxer davantage les Français », tempête Gilles Platret.

Il est vrai que depuis le début de la semaine dernière, les membres du Gouvernement semblent participer à un concours Lépine de celui qui taxera le plus les Français. Après Gérald Darmanin, le ministre du Budget, qui propose de conditionner les niches fiscales - ce qui se traduira automatiquement par une augmentation des impôts sur les classes moyennes -, lui a succédé Bruno Le Maire souhaitant taxer les plus-values immobilières sur la vente des résidences principales. Et ce week-end, Brune Poirson, la secrétaire d'État à la Transition écologique et solidaire et Stanislas Guerini, délégué général de La République en Marche, ont de concert avancé l’idée du retour possible de la taxe carbone. « Tout en négligeant que c’est l’étincelle qui a mis le feu à la France », relève, stupéfait, Gilles Platret qui a mis en garde le gouvernement « contre cette tentation d’accroître le mal par des remèdes qui seraient bien pire que les maux ». 

« Nous sommes le pays de l’OCDE à connaître le taux de prélèvements obligatoires le plus fort ! Nous allons avoir cette année le taux de déficit public le plus important de la zone euro. Cela n’est jamais arrivé dans l’histoire française et cela va arriver cette année », s’alarme le maire les Républicains de Chalon-sur-Saône qui observe que « d’un côté, on a un taux record de déficit avec un endettement qui atteint des proportions colossales, un taux très élevé de prélèvements obligatoires et de l’autre, les Français qui ne sont pas satisfaits de la marche du service public ».

« La réponse par l’impôt est suicidaire pour le pays. Elle ne sera jamais celle que défendront les Républicains », assure Gilles Platret, préférant « entreprendre et penser avec les Français une réforme de la marche de l’Etat qui peut être économe des deniers publics sans pour autant porter atteinte au service public ».

Lors de ce point-presse, Gilles Platret s’est félicité du succès de la démarche de Laurent Wauquiez qui a entrepris pendant dix jours un tour de France des territoires.

Débutée le 1er février dans le Territoire de Belfort, cette « séquence inscrite sur le temps long » du président des Républicains s’est achevée ce dimanche, dans le Jura.

« L’idée, témoigne Gilles Platret, était de reprendre le pouls du terrain et d’aller à la rencontre des Français sans une organisation paramilitaire ». Une allusion aux shows médiatiques et surprotégés du président de la République. « Avec des contacts simples, directs, non-préparés, Laurent Wauquiez a cherché la sincérité du débat et non un jeu stérile de questions-réponses. Il a rencontré des jeunes, des artisans, des policiers, des commerçants, des agriculteurs, des viticulteurs, des entrepreneurs, des jeunes, des retraités... Il a abordé de nombreuses thématiques dont celles de l’immigration, du Brexit, des PME », précise le porte-parole des Républicains évoquant des « rencontres particulièrement enrichissantes ».

« Et de ce tour de France, Laurent Wauquiez en revient avec trois sujets qui ressortent prioritairement, précise Gilles Platret : le matraquage des classes moyennes qui a d’ailleurs fait l’objet d’un échange verbal avec le président de la République lors de son déplacement à Valence ; la valeur travail et le niveau de vie des retraités. Ils ont cotisé toute leur vie et ils ont la crainte d’être déclassés. D’autant que lorsqu’ils sont ponctionnés, ils n’ont aucune perspective de se rattraper par ailleurs », témoigne-t-il.

Pour Gilles Platret, qui était présent lors du déplacement de Laurent Wauquiez en Saône-et-Loire, « c’est une grande séquence réussie, au contact de ceux qui, tout en travaillant, ont le sentiment d’être spoliés et qui démontre que les Républicains sont au contact du terrain ».

Lors de ce point-presse, Gilles Platret est revenu sur la « campagne électorale permanente » d’Emmanuel Macron qui se sert du grand débat, relayé en continu sur les chaines d’information, pour monopoliser la parole. « Nous avons le sentiment que l’on donne la parole aux Français pour permettre au président de la République de la monopoliser », grince Gilles Platret réclamant l’attention vigilante et scrupuleuse du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). « Si les Français aspirent à débattre, ils n’admettront que le pouvoir s’en serve à son profit. Nous serons extrêmement vigilants », prévient Gilles Platret qui avait déjà alerté sur les « one-man show successifs » d’Emmanuel Macron.

Réclamant à nouveau « l’application stricte du droit », le porte-parole des Républicains, après les alertes la semaine dernière du député Guillaume Larrivé et du sénateur Jean-Pierre Leleux, fait mention de la démarche du député européen Philippe Juvin qui a saisi la Commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP). En cause, ce que les Républicains craignaient : le détournement de l’objet du débat. Philippe Juvin reproche en effet à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn d’avoir tenu « sans équivoque, des propos militants en faveur de La République En Marche en vue des élections européennes » du 26 mai prochain. « Une campagne électorale déguisée » pour le député européen qui demande à la CNCCFP d'« intégrer » dans les comptes de campagne des élections européennes de La République En Marche « les moyens alloués à une réunion publique de Madame Agnès Buzyn », ministre de la Santé. « La question méritait d’être posée », appuie Gilles Platret.
 

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Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

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