Gilles Platret : « La boulimie fiscale du gouvernement aboutira à la nausée fiscale des Français »

Publié le 11/03/2019

Gilles Platret dénonce la « marotte fiscale » du gouvernement qui consiste à trouver de nouveaux impôts pour financer les nouvelles dépenses publiques. Il plaide pour un « mouvement inverse » : celui d'une baisse de l'impôt appuyée par une baisse de la dépense publique. « Mais pour cela il faut un peu de courage », ajuste-t-il...

Retour envisagé de la taxe carbone soutenu par 80 parlementaires de la majorité et un certain nombre de membres du gouvernement, surtaxe des résidences secondaires, évolution des droits de succession déjà les plus élevés d'Europe, augmentation de l'impôt sur la fortune immobilière... Lors du point-presse hebdomadaire des Républicains, Gilles Platret, porte-parole, a passé en revue, ce lundi, quelques-unes des propositions formulées par le parti présidentiel dans le cadre de sa contribution au Grand débat national.

Cette « marotte fiscale » de la majorité et de l'exécutif, qui tourne au concours Lépine de la fiscalité, n'a pas rassuré le maire de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) sur les leçons que le parti majoritaire et le gouvernement « devraient tirer de ce qui se passe en France depuis le mois de novembre dernier et en réalité depuis deux ans ».

« Cette logorrhée de la boulimie fiscale du gouvernement n'aboutira qu'à une seule chose : à la nausée fiscale de nos concitoyens. Les Français n'en peuvent plus », estime Gilles Platret, réclamant de la majorité et du gouvernement qu'ils entreprennent le « mouvement inverse », celui de s'attaquer à la dépense publique. « Mais pour cela, il faut un peu de courage », ajuste le porte-parole des Républicains.

Observant une « exaspération grandissante des Français », Gilles Platret pointe cette « espèce d'auto-entraînement de la majorité qui n'a pas compris que le salut de la France passe par une baisse de l'impôt appuyée par une baisse de la dépense publique ». « Le Gouvernement, poursuit-il, ne s'attaque pas au cœur du problème à savoir le niveau de prélèvements obligatoires appuyé sur un niveau de dépense publique. Il ne prend pas les mesures qui lui permettraient de faire des économies si bien qu'il ne peut pas trouver d'autre solution que l'augmentation des impôts », souligne le conseiller régional de Bourgogne-Franche-Comté.

« La seule solution possible, celle que nous préconisons nous, les Républicains, est d'enfin prendre des mesures pour baisser durablement la dépense publique qui pourra permettre la baisse des impôts et ainsi redonner du pouvoir d'achat aux Français », argue Gilles Platret qui se montre très inquiet par la suppression de la taxe d'habitation, produit qui permet aux collectivités locales d'investir et de financer les services publics. « La suppression de la taxe d'habitation qui n'est pas appuyée sur une réforme de la dépense publique et une baisse de la dépense publique, ce seront des impôts supplémentaires demain », est convaincu le maire de Chalon-sur Saône.

Particulièrement dubitatif sur la promesse de l'État de compenser, selon la formule consacrée, "à l'euro près", « l'histoire plaide pour une grande prudence. Ces dernières années, les dotations ont été, d'autorité, baissées par l'État au détriment des collectivités locales », relève Gilles Platret. « Et si demain l'État s'amusait à baisser la compensation de la taxe d'habitation, il mettrait à mal non seulement les collectivités territoriales mais surtout les services publics qu'elles rendent à la population », craint le porte-parole des Républicains voyant dans la suppression de la taxe d'habitation « la suppression d'une grande partie de l'autonomie des collectivités territoriales. C'est un moyen de recentralisation », juge celui qui aurait préféré que « l'Etat commence par baisser ses propres impôts avant de baisser ceux des autres. Il n'a pas pris ce chemin-là », constate-t-il.

Lors de ce point-presse, Lydia Guirous, porte-parole et candidate aux élections européennes sur la liste des Républicains, a rappelé la tenue, samedi prochain à Lyon, d'un Conseil national placé sur le thème de l'Europe et qui sera l'occasion de lancer officiellement la campagne des Républicains aux élections européennes.

L'occasion pour Lydia Guirous de faire remarquer qu'après son Conseil national de juin dernier à Menton où il a acté les sept piliers de son projet politique européen, « le parti les Républicains est le plus avancé tant sur son projet que sur sa liste. A moins de trois mois des élections européennes, nous ne voyons à La République en Marche ni projet, ni tête de liste, ni candidats », souligne la porte-parole des Républicains.

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Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

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