Affaire Benalla.- Pour Lydia Guirous et Geoffroy Didier, « la pression exercée par l'exécutif sur la commission d'enquête sénatoriale est insupportable »

Publié le 17/09/2018

« On se demande ce qu'ils ont à cacher pour manœuvrer ainsi. » Lors du point-presse des Républicains ce lundi, Geoffroy Didier, Secrétaire général délégué à la communication et Lydia Guirous, porte-parole, se sont interrogé publiquement sur les pressions qu'ont exercé ces derniers jours, tant le président de la République que les membres du Gouvernement et de la majorité présidentielle sur la commission d'enquête du Sénat qui a décidé, mercredi prochain, d'interroger Alexandre Benalla.

« Autant d'interventions de ministres, du président de la République - qui a appelé le président du Sénat - qui font fi des règles élémentaires de la séparation des pouvoirs entre l'exécutif et le législatif sont étonnantes. Cette façon de mettre à mal la commission d'enquête du Sénat montre que quelque chose dérange », relève Lydia Guirous. « Surtout pour évoquer une affaire qui, selon Christophe Castaner, ne concernerait qu'un simple bagagiste », ajoute la porte-parole, y voyant les ingrédients d'une affaire d'État.

« Mais qu'a fait ce simple bagagiste pour faire trembler à ce point le Gouvernement ? Et surtout, que faisait-il réellement auprès d'Emmanuel Macron ? Personne ne le connaît mais il bénéficie d'une impunité et d'une protection qui dépassent l'entendement », remarque-t-elle listant toutes les obstructions de l'exécutif : commission d'enquête de l'Assemblée nationale « sabotée », déclarations « préoccupantes » des membres du Gouvernement et des macronistes « qui démontrent une certaine forme de panique », commission d'enquête du Sénat « attaquée »... Sans oublier le président de la commission d'enquête du Sénat, Philippe Bas, « insulté » par Alexandre Benalla avant son audition, mercredi prochain. « Comment insulter Philippe Bas sans être assuré d'avoir une certaine protection ? », se demande encore Lydia Guirous pour qui ces « pressions » ainsi que l'appel téléphonique du président de la République au président du Sénat sont « inquiétants car ils relèvent d'une atteinte intolérable à la séparation des pouvoirs ».

« Un président de la République qui appelle le président d'une assemblée législative pour se plaindre. Un ministre de la République, Christophe Castaner, qui considère que les sénateurs veulent menacer la République. Une garde des Sceaux qui, d'un ton très professoral, se permet de prodiguer à la commission d'enquête sénatoriale un enseignement pédagogique particulièrement orienté alors que son rôle est de rester en dehors... ». Pour Geoffroy Didier, Secrétaire général des Républicains délégué à la communication, la pression exercée par l'exécutif sur le législatif est « insupportable, indigne d'une démocratie moderne, celle-là même que le président de la République appelait prétendument de ses vœux ».

Rappelant avec Lydia Guirous que la commission d'enquête du Sénat est la « dernière chance pour les Français de savoir ce qui se cache derrière cette affaire, de faire éclater la vérité sur les agissements, protections et dissimulations au sommet du pouvoir », Geoffroy Didier invoque l'article 51.2 de la Constitution. « Cet article rappelle qu'il existe depuis 2008 des commissions qui peuvent recueillir des informations. C'est leur droit le plus strict. Et c'est le devoir de chacun, notamment du Gouvernement, de dire la vérité aux Français », précise le responsable du porte-parolat des Républicains appelant « le pouvoir exécutif, le Gouvernement et Emmanuel Macron à faire preuve de décence et non d'ingérence ».

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