02 octobre 2017

Le référendum en Catalogne était illégal et anticonstitutionnel. Il a par ailleurs été entaché de nombreuses irrégularités de forme qui invalideraient le scrutin dans n’importe quelle démocratie. De plus, si elle quittait l’Espagne, la Catalogne quitterait ipso facto l’Union européenne. La France et l’Union européenne ne peuvent pas s’en réjouir. Enfin, ne soyons pas naïfs, cette affaire concerne aussi la  France; le mouvement CUP (candidature d’unité populaire) favorable à l’indépendance souhaite « renverser l’Etat » et créer une république indépendante des « pays catalans » incluant aussi le département des Pyrénées-Orientales. Il n’en est pas question.

Mais l’usage d’une telle violence par la police est inacceptable et totalement inadapté. La réaction de Madrid a été brutale. C’est une grossière erreur politique. En réagissant ainsi, le gouvernement espagnol a fait le lit des indépendantistes et des groupes extrémistes.

Le premier ministre espagnol a donc eu juridiquement et constitutionnellement raison, mais politiquement tort.

Les Républicains sont absolument attachés à l’unité et à la souveraineté de l’Espagne. Mais ils souhaitent que le dialogue soit rapidement renoué entre tous les acteurs de la vie politique espagnole, dans le respect de la loi.

L’Espagne a une constitution qui doit être respectée. En tant que premier voisin et comme membre de l’Union européenne, dont une des prérogatives les plus importantes est de veiller au maintien de l’Etat de droit en Europe, c’est-à-dire au respect des formes légales, la France et l’Union européenne ne doivent pas rester inactives, mais contribuer à la recherche d'une solution pour que soit restauré un dialogue apaisé entre Madrid et Barcelone. 

 

Philippe Juvin,

Député européen et porte-parole des Républicains

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