14 février 2018

Baisse du pouvoir d'achat, fermetures de classes dans les territoires ruraux, augmentation de la CSG pour beaucoup de retraités, augmentation du gasoil... « Cela gronde beaucoup dans nos campagnes » témoigne Nadine Morano, députée européenne " les Républicains " qui était, ce mercredi matin, l'invitée politique de LCI.

L'occasion pour la députée européenne "les Républicains" de faire remonter la réalité ressentie par nos 250 parlementaires dans leurs permanences. « C'est un afflux de citoyens qui viennent témoigner de leurs difficultés face aux décisions prises par Emmanuel Macron et le Gouvernement d'Edouard Philippe », note-t-elle.

Interrogée sur le projet de service national universel, Nadine Morano y voit là « encore un effet d'annonce qui peut être séduisant. Mais avec quels moyens matériels, quel argent, quelles structures, quel encadrement », interroge-t-elle estimant que l' « on a à l'Elysée un président de la parole. Mais dans la réalité, entre ses annonces et la loi de finances, qui est la traduction concrète des politiques menées, il y a un écart », note Nadine Morano prenant exemple sur le projet de loi immigration. Revenant sur le projet de service national universel, elle confie que " les Républicains " « feront des propositions car il y a des dispositions qui ne vont pas dans le bon sens ». L'occasion de saluer l' « équipe opérationnelle, renouvelée, expérimentée qui entoure Laurent Wauquiez et dont l'objectif et de travailler à un meilleur destin pour la France ».

Sur la réforme du baccalauréat, « il faut redonner de la valeur et de la substance au baccalauréat », estime Nadine Morano soucieuse de la façon avec laquelle les jeunes peuvent entrer dans le monde du travail.

Ancienne ministre déléguée chargé de l'Apprentissage et de la Formation professionnelle dans le gouvernement de François Fillon, Nadine Morano continue inlassablement à défendre une action très forte envers l'apprentissage. « Pendant cinq ans, les gouvernements successifs de François Hollande, qui ont eu comme ministre de l'Economie Emmanuel Macron, ont massacré la politique de l'apprentissage », se désole-t-elle. « Pendant cinq ans, sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy nous avons augmenté le nombre d'apprentis et là ils veulent supprimer les aides aux entreprises de plus de 250 employés alors que 18 % des apprentis sont dans ces entreprises », déplore Nadine Morano qui dénonce le double langage d'Emmanuel Macron.

Après sa promesse en juillet dernier de ne fermer aucune classe en zones rurales, la réalité est toute autre, constate Nadine Morano pointant la fermeture de centaines de classes en zones rurales et mettant le doigt sur l'effet de bascule entre, d'un côté le dédoublement des classes de CP et de CE1 en zone d'éducation prioritaire renforcée et, de l'autre, la suppression de classes en zones rurales. « Cela se fait à moyens constants. On déshabille Paul pour habiller Pierre et cela au préjudice des zones rurales » fait remarquer Nadine Morano.

Sur les sujets régaliens, la députée européenne "les Républicains" juge qu' « Emmanuel Macron est complétement déconnecté. Et on ne peut pas dire qu'il est là depuis six mois car il a été dans le gouvernement de François Hollande. Il connait parfaitement les rouages de l'État. Il en a été un des acteurs, un des co-auteurs et il porte la responsabilité de ce qu'est la France d'aujourd'hui. Il représente la démission de l'autorité de l'Etat », cingle Nadine Morano. « Quand on caillasse nos policiers, quand nos pompiers sont agressés, quand nos médecins ne peuvent plus rentrer dans certains quartiers, quand des enseignants sont agressés il y a un malaise. La cohésion nationale est extrêmement fragile aujourd'hui, fracturée même », observe Nadine Morano qui souligne que « sur les problèmes migratoires, dans les quartiers, contre le communautarisme, il ne se passe rien. Emmanuel Macron ne fait rien ».

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