Nadine Morano : « Emmanuel Macron qui veut battre Marine Le Pen qui veut battre Emmanuel Macron, ce n'est pas un projet européen ! »

Publié le 23/05/2019

Invitée de France 2, Nadine Morano a défendu le projet européen des Républicains et a fustigé En Marche et le Rassemblement national qui n'ont pour seul projet que de battre l'autre.

Alors que ce jeudi Emmanuel Macron inaugurait le Conseil de défense écologique, instance supposée répondre aux défis environnementaux, Nadine Morano, députée européenne, invitée de France 2, est plus que circonspecte. Parce qu'« opportunément installée à 3 jours des élections européennes afin de récupérer des voix écologistes ». Mais également parce que les propositions d'Emmanuel Macron et de Nathalie Loiseau dans le débat européen sont incohérentes. Comme celle de promouvoir une banque pour le climat « alors que nous avons déjà la banque européenne d'investissement mais également des objectifs votés en matière d'écologie comme celui des 32% d'énergie renouvelable d'ici 2030 », note la députée européenne, faisant allusion à l'accord conclu en 2018 entre le Parlement européen et le Conseil européen.

Alors que la tête de liste d'En Marche, Nathalie Loiseau, s'accapare de façon mensongère des objectifs déjà votés par l'Union européenne, Nadine Morano met en avant les propositions des Républicains qu'elle espère voir éclore, lors de la prochaine mandature, avec la force du groupe PPE auquel appartiennent les Républicains. Comme celle de l'instauration d'une barrière écologique douanière. « L'objectif est de taxer les produits importés qui sont des produits provenant de pays hors Union européenne et qui n'ont pas respecté nos normes environnementales », précise Nadine Morano rappelant que dans l'Union européenne « nous faisons appliquer des contraintes environnementales dans nos productions. Et nous souhaitons que ceux qui ne les respectent pas et qui importent leurs produits soient taxés », souligne la députée européenne.

Alors que ce thème de l'environnement fait soudainement irruption dans les bouches d'Emmanuel Macron et de Nathalie Loiseau, Nadine Morano constate surtout que c'est Emmanuel Macron, pour des raisons politiciennes, qui a voulu imposer ce thème lors de la présentation du programme d'En Marche « seulement 18 jours avant l'échéance électorale ». « Cela démontre à quel point, soit qu'il n'était pas prêt, soit qu'il a voulu vraiment asphyxier et occulter le débat des élections européennes ».

Toujours en matière environnementale, si Nadine Morano estime que « les accords de Paris doivent être respectés », elle doute de l'efficacité réelle des menaces d'Emmanuel Macron, « habitué à beaucoup parler mais à peu agir », et selon lesquelles ceux qui ne respecteraient pas les accords de Paris n'auraient plus vocation à travailler avec la France. « Je demande à voir », glisse-t-elle, réservée, réclamant du « bon sens » dans les politiques environnementales.

« Quand on demande à nos compatriotes de changer leurs véhicules diesel, quand le gouvernement taxe les carburants de manière démesurée et que les vieilles voitures diesel sont envoyées sur le continent africain, que l'on ne nous fasse pas croire que la pollution ne traverse pas la Méditerranée », argue Nadine Morano faisant valoir que l'Europe est « le continent au monde le plus exigeant en matière de respect de l'environnement ». A l'image de la sécurité alimentaire. « Nulle part dans le monde vous n'avez une sécurité alimentaire d'un tel niveau », soutient Nadine Morano.

À 3 jours du scrutin européen, Nadine Morano invite les Français à aller voter. « Il y a 34 bulletins de vote sur la table. Chacun peut choisir en fonction de ses convictions », fait-elle remarquer sensibilisant les électeurs à ne pas se laisser « imposer le choix qu'on essaye de leur mettre dans la tête depuis plusieurs semaines entre Emmanuel Macron qui veut plus de fédéralisme, plus d'Europe qui ne fonctionne pas et battre Marine Le Pen et Marine Le Pen qui veut déconstruire l'Europe et battre Emmanuel Macron dont elle est l'allié objectif. Ce n'est pas un projet européen », déplore Nadine Morano.

L'occasion de défendre le projet européen des Républicains porté par des colistiers qui, depuis le mois de mars, sillonnent la France avec le concours de tous les parlementaires, tous les cadres et militants des Républicains. « Nos meetings et nos réunions publiques sont pleines. Il y a beaucoup de ferveur », témoigne Nadine Morano, fière de porter aux côtés de François-Xavier Bellamy, Agnès Evren et Arnaud Danjean et de tous les colistiers « des convictions, un vrai projet de maîtrise de l'immigration, de maîtrise de nos frontières extérieures, de réciprocité commerciale, de défense de notre identité européenne ».

Alors que le Rassemblement national et En marche siègeront dans des groupes minoritaires au Parlement européen, ils ne pèseront pas et ne sauront pas porter la voix de la France. Nadine Morano souligne que le Parti populaire européen (PPE), duquel sont membres les Républicains, est le seul à peser en raison de son poids parlementaire et de sa représentation dans les 28 pays de l'Union européenne. « C'est la garantie que la voix de la France sera entendue. Le PPE est un vrai groupe avec une vraie vision pour l'Union européenne que nous voulons refonder en même temps que nous voulons rétablir la France, tellement abîmée sur la scène européenne », souligne Nadine Morano qui accuse Emmanuel Macron d'avoir fracturé l'Europe. 

« Depuis deux ans qu'il est président de la République, il a isolé la France sur la scène européenne. En 2009, sous Nicolas Sarkozy, la France était écoutée et entendue sur la scène internationale. Là, nous avons été au bord de la crise diplomatique avec l'Italie. Le couple franco-allemand bat de l'aile. Nous sommes en froid avec la Pologne et la Hongrie. C'est le résultat de la méthode Macron sur la scène européenne et nous n'en voulons pas », cingle Nadine Morano qui ne comprend pas que la jeune tête de liste du Rassemblement national, âgée de 23 ans, puisse ainsi militer dans un parti qui veut déconstruire l'Union européenne. « C'est grâce à l'Union européenne et grâce à nos aïeux qui ont donné leur vie que nous vivons en paix depuis plus de 70 ans », observe la députée européenne qui considère que cette élection va permettre aux Républicains de poursuivre, avec constance, leur travail de reconstruction entamé depuis 17 mois sous la houlette de Laurent Wauquiez « dans une famille unie et rassemblée ».
 

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Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

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