14 mai 2018

Au lendemain de l'attentat terroriste qui s'est déroulé en plein de cœur de Paris, Lydia Guirous, porte-parole des Républicains, était ce lundi matin l'invitée du petit-déjeuner politique de Sud Radio.

L'occasion d'exprimer sa « lassitude » devant l' « inaction » du Gouvernement et le « silence » d'Emmanuel Macron. « Les procédés sont toujours les mêmes. Il tente de minimiser, se contente pour seule réaction d'un tweet. La situation est grave mais c'est le service minimum de la part du président de la République », juge Lydia Guirous mettant en parallèle l'absence de réponse de l'exécutif et les propositions formulées incessamment par « les Républicains ».

« Les belles paroles c'est bien mais les actions pour protéger les Français c'est mieux », lâche la porte-parole des Républicains pour qui, à force, « les silences et l'angélisme du Gouvernement deviennent coupables ».

Qualifiant la sortie de l'état d'urgence voulue par Emmanuel Macron d' « erreur », Lydia Guirous rappelle que l'état d'urgence était « un outil qui permettait de relever le niveau de sécurité en France ». Et de prendre pour exemple le nombre de perquisitions administratives qui a chuté de façon vertigineuse depuis cette décision d'Emmanuel Macron.

Soulignant que « les Républicains » étaient « au travail », Lydia Guirous a rappelé quelques-unes des propositions formulées par notre famille politique en matière de lutte contre le terrorisme.

L'internement, de manière préventive, des 4000 individus fichés S les plus dangereux. « On le fait pour les cas de psychiatrie. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas le faire pour ceux qui sont radicalisés et qui ont la volonté de tuer des Français », appuie Lydia Guirous.

L'expulsion systématique des fichés S qui n'ont pas la nationalité française. « Ils sont 3 000. Pour quelle raison ne peut-on pas les expulser », interroge Lydia Guirous qui souhaite également que soient déchus de la nationalité française les binationaux qui haïssent la France.

Parmi les autres propositions des Républicains avancées par Lydia Guirous : la création d'un délit d'incitation à la haine de la France et l'expulsion des étrangers qui s'en rendent coupables ; le refus du retour des djihadistes partis en Syrie ou en Irak.
« Tout cela fait un bon nombre de personnes dont on peut se débarrasser et réduire leur dangerosité. Quand on a la volonté de le faire, on peut le faire plutôt que de se cacher derrière le droit qui doit s'adapter à la menace très présente », juge Lydia Guirous qui considère qu' « on ne peut plus se contenter de faire des marches, de mettre des bougies aux balcons, d'éteindre la tour Eiffel. Maintenant le temps est à l'action et le Gouvernement n'agit malheureusement pas », déplore la porte-parole des Républicains prenant en exemple le nombre de mosquées salafistes fermées par le Gouvernement. « Trois, seulement trois alors qu'il y en a plus d'une centaine de recensées », déplore Lydia Guirous stupéfaite que l'imam de Brest, « celui qui expliquait aux enfants que s'ils écoutaient de la musique ils seraient transformés en cochon est aujourd'hui un référent laïcité ! C'est aberrant ! À un moment la France et la République doivent se relever et s'imposer dans ces quartiers avec beaucoup de fermeté », juge Lydia Guirous qui souhaite que le Gouvernement « remettre plus d'autorité pour lutter contre le salafisme qui gangrène de nombreux quartiers et des villes entières et pour expulser de France tous ces imams qui prêchent la haine de la France, des femmes, des juifs, des homosexuels. »

Lydia Guirous plaide également pour que l'acquisition de la nationalité française soit revue. « La nationalité française doit s'acquérir à l'issue d'un parcours d'intégration et non de façon automatique. Être Français c'est partager nos valeurs, cette volonté de vivre ensemble avec un certain mode de vie, parler français... », estime-t-elle.

>> Réécouter l'interview sur SudRadio.fr

Abonnez-vous Les républicains magazine Toute l'actualité politique des républicains