19 février 2018

« Il y a une obligation qui pèse sur nous plus que toute autre : développer un mouvement qui soit en phase avec les attentes des Français et qui fasse pression sur ce gouvernement et le président de la République pour qu'on évite la catastrophe qui est en train de se profiler : celle sur le pouvoir d'achat des Français, le déclassement de notre pays et le déclassement des classes moyennes en particulier ».

Porte-parole des Républicains, Gilles Platret et Lydia Guirous ont profité, ce lundi matin, du point-presse hebdomadaire de notre famille politique pour confier combien, face à la hausse de la CSG, à l'augmentation du prix de l'essence et du fioul, du détricotage de la politique familiale..., les Français étaient « très préoccupés par les évolutions qu'ils voient se dessiner défavorablement sur leur pouvoir d'achat ». Et combien il appartenait aux Républicains, « dans le souci d'une opposition exigeante et constructive » de défendre les Français touchés de plein fouet par « le matraquage fiscal du Gouvernement ».

« Avec Macron, c'est vous qui payez l'addition », lance Lydia Guirous pointant les 8 nouveaux impôts et taxes instaurés par Emmanuel Macron depuis son élection en mai 2017. 8 nouveaux impôts et taxes en à peine neuf mois !

D'où la grande opération que "les Républicains" lancent à compter de ce lundi sur l'ensemble du territoire français.

D'abord sur le terrain avec le concours de l'ensemble des fédérations "les Républicains" qui vont distribuer 500 000 tracts dénonçant les mesures budgétaires et fiscales prises par Emmanuel Macron et son gouvernement et qui vont impacter directement le porte-monnaie des Français.

Mais également par une campagne numérique sur notre site internet et sur les réseaux sociaux (#LAdditionMacron ) qui détaille les reculs concrets du pouvoir d'achat des Français. « Quelle que soit la catégorie, nous évoquons, sans forcer le trait, des situations très concrètes, fondées sur des exemples réels », précise Gilles Platret, maire de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) évoquant, pour exemple, la situation de Nora et Guillaume, un couple de salariés du privé gagnant, chacun, 1750 euros mensuels et qui, avec les différentes mesures prises par Emmanuel Macron, voient leur pouvoir d'achat annuel diminuer de 1268 euros. Malgré la baisse des cotisations, l'exonération (future) de 30% de la taxe d'habitation, la balance penche défavorablement en faveur des hausses de fiscalité (hausse du gasoil, taxation des intérêts des PEL...) et de la baisse des aides (prime de naissance, prestation accueil jeune enfant...).

« La baisse du pouvoir d'achat c'est tout de suite et la baisse de la taxe d'habitation c'est plus tard et elle ne compensera en rien la baisse du pouvoir d'achat », relève Lydia Guirous évoquant, dans l'ensemble des fédérations de France « une grande mobilisation » avec conférences de presse, réunions publiques... « pour alerter de cette attaque sans précédent sur le pouvoir d'achat ».

Cette opération voulue par le président Laurent Wauquiez est également le « fruit d'un travail assez long mené préalablement avec Eric Woerth et c'est un sujet qui a été débattu lors du dernier Bureau politique », confie Gilles Platret.

« C'est une opération dont il ne faut pas négliger l'ampleur. Beaucoup de nos militants attendaient ce réveil de notre formation politique, » témoigne-t-il, n'oubliant pas, à quelques jours de l'ouverture du salon de l'Agriculture combien le monde rural est également impacté par l'ensemble des mesures fiscales d'Emmanuel Macron et de son gouvernement. Mais également d'autres mesures comme les fermetures de centaines de classes en zones rurales malgré une promesse présidentielle inverse prononcée en juillet dernier.

D'où la volonté forte et constante des Républicains, quelle que soit « l'écume médiatique » du moment, de rester « concentrés sur toutes ces questions de fond qui touchent le quotidien des Français ».

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