05 mars 2018

Mayotte est « abandonnée » par Emmanuel Macron, a estimé lundi le président des Républicains, Laurent Wauquiez, en déplacement sur l'île après deux jours à La Réunion.

« Le sentiment qu'on a aujourd'hui, c'est que Mayotte est abandonnée par le président de la République », a déclaré M. Wauquiez sur RFI.

« Une dizaine de renforts supplémentaires pour assurer la protection des frontières contre l'immigration illégale, devenue totalement immaîtrisée ? Une vingtaine d'effectifs à peine de gendarmerie en plus, et encore, qu'on nous annonce arriver au compte goutte ? (...) Je pense que ces gens-là ne mesurent pas la situation extrêmement difficile dans laquelle est plongée l'île », a développé le président de LR.

Mayotte est secouée depuis le 20 février par un mouvement de contestation populaire contre l'insécurité. La ministre des Outre-mer Annick Girardin a annoncé l'arrivée imminente de deux pelotons de gendarmerie et confirmé la prochaine création d'une zone de sécurité prioritaire. Elle a aussi annoncé vingt gendarmes supplémentaires et a dit travailler à « un plan de sécurisation des établissements et transports scolaires ».

« Mayotte est submergée par une immigration illégale qui n'est pas gérée », a dit M. Wauquiez. « On ne peut plus continuer à accueillir à Mayotte autant de personnes qui viennent de l'ensemble des Comores et de toutes les îles qui sont autour. Et le devoir de la République, c'est d'abord de s'occuper des siens. De s'occuper de ses enfants, de ceux qui sont les citoyens de notre pays ».

Pour M. Wauquiez, la législative partielle le 18 mars est « d'abord un enjeu pour les Mahorais » mais aura valeur de « symbole »: « le message que les Outre-mer vont envoyer au gouvernement, au président de la République. En disant: ça fait un an, vous nous avez beaucoup amusés avec les Assises de l'Outre-mer et il n'y a eu que des décisions négatives à ce stade ».

M. Wauquiez a passé deux jours sur l'île de la Réunion, pour laquelle il demande l'« ouverture de plans d'investissements et de chantiers pour permettre de redonner de l'emploi », après la baisse du nombre de contrats aidés.

« Ma droite à moi, c'est une droite sociale », « je préfère mettre de l'argent sur la table pour que les gens aient un emploi, plutôt qu'ils ne se retrouvent en grande précarité et en grande difficulté », a-t-il encore dit.

>> Réécouter l'interview sur RFI.fr

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