16 mai 2018

Aujourd'hui en Moselle, le président des Républicains fait étape à Vic-sur-Seille pour dénoncer les conséquences du « désengagement de l'État » sur la ruralité.

Pourquoi cette visite d'un Ehpad à Vic-Sur-Seille ?

Laurent WAUQUIEZ : Je viens écouter une France à laquelle Macron tourne le dos. Celle des gens modestes, qui veulent juste qu'on leur donne leur chance. Nos retraités n'ont plus les moyens de se payer une maison de retraite. Non, ils ne sont pas des privilégiés.

Faut-il, comme le suggère la ministre des Transports Élisabeth Borne, inscrire l'incessibilité de la SNCF dans la loi ?

C'est de l'habillage, le gouvernement fait semblant de traiter le sujet mais n'apporte aucune réponse sur l'avenir du ferroviaire. Je suis favorable à la réforme du statut des cheminots. Mais le gouvernement doit assurer l'avenir de la SNCF. Donner des garanties sur le maintien des petites lignes dans les territoires où, contrairement aux belles paroles, on constate chaque jour le désengagement de l'État.

Un bain de sang à la frontière entre Gaza et Israël. Vous dites merci Trump ? Et que font la France et l'Europe ?

Où est la parole de la France et de l'Europe ? Macron est allé précisément aux USA pour empêcher ça. On a juste eu un numéro de communication. La réalité, c'est que la France et l'Europe sont spectatrices de la crise en Iran ou en Israël. Nous ne sommes plus écoutés.

En ce qui concerne le terrorisme, vous réclamez à Macron une réunion des chefs de parti pour quoi faire ?

Il est faux de dire qu'on a tout essayé. Trois propositions : expulsion des fichiers S en situation irrégulière, internement préventif des plus dangereux, création d'un délit d'incitation à la haine contre la France afin de fermer les mosquées salafistes... Le président a le devoir d'écouter, de rassembler les responsables politiques. Je lui tends la main.

À un an des élections européennes, diriez-vous qu'il faut plus d'Europe ou plus d'indépendance nationale ?

Evitons deux erreurs. Celle de Marine Le Pen d'un rejet de l'Europe et de l'euro. Celle d'Emmanuel Macron consistant à vouloir continuer vers plus de technocratie, plus d'impôts... Remettre l'Europe la tête à l'endroit, c'est stopper l'élargissement, maîtriser nos frontières.

Virginie Calmels, numéro deux des Républicains, ferait-elle une bonne tête de liste ?

Je me méfie toujours lorsqu'en politique, on commence par les personnes. La droite a déçu, j'incarne une nouvelle génération qui veut dire stop à la fiscalité, à l'immigration, aux dérives de l'islamisme.

Un sondage vous crédite de 8 % d'intention de vote si la Présidentielle avait lieu. N'est-il pas urgent de changer de cap ?

Ça fait cinq mois que je m'occupe de notre famille. Je l'ai récupérée dans un état lamentable. Je ne fais pas partie des politiques qui changent en fonction des sondages.

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