07 novembre 2018

Invité politique ce mercredi matin de France Inter, Laurent Wauquiez, président des Républicains, a plaidé pour que les classes moyennes soient remises au cœur du projet de la France.

Concernant les élections américaines de mi-mandat, Laurent Wauquiez invite à porter le regard sur ces « signaux que nous n'avons pas bien vu » et qui permettent de comprendre les résultats électoraux de Donald Trump « il a baissé massivement les impôts et redonné du pouvoir d'achat. » Et plutôt que sur le sujet de l'immigration, Laurent Wauquiez considère que Donald Trump « aurait dû plus fortement mettre l'accent sur la situation des classes moyennes et les mesures qu'il a prises en leur faveur car l'appauvrissement des classes moyennes c'est l'enjeu essentiel du XXIème siècle », estime-t-il.

En ce sens, Laurent Wauquiez dénonce la « pleine absurdie » d'Emmanuel Macron qui, sur le sujet du pouvoir d'achat « ne comprend pas l'ampleur du désespoir des Français », confrontés à la hausse dramatique des taxes sur les carburants.
« Il a assommé les Français avec des hausses massives de taxes et après il met des subventions pour atténuer les hausses des taxes ! On est en pleine absurdie », réagit le président des Républicains, pour qui Emmanuel Macron « doit comprendre qu'il a fait une erreur. La seule réponse, c'est d'arrêter les hausses de taxes sur les carburants. Tout le reste, c'est du bricolage », estime Laurent Wauquiez pour qui les propositions esquissées par le président de la République « ne sont pas à la hauteur de la colère ». Prêt, en qualité de président de la région Auvergne-Rhône-Alpes à baisser les taxes régionales sur l'essence, Laurent Wauquiez met une condition : « que le président de la République s'engage à arrêter les hausses des taxes, que tout le monde fasse un effort et que l'on arrête cette folie ».

Interrogé sur les prochaines élections européennes, Laurent Wauquiez dénonce la « stratégie cynique » d'Emmanuel Macron qui « cherche à résumer le débat en un face à face mortifère entre lui et Marine Le Pen ».

« Nous, les Républicains, incarnons une autre alternative démocratique dans le champ républicain. Les Français auront le choix entre trois alternatives : Marine le Pen qui veut sortir de l'Europe et de l'euro, Emmanuel Macron qui veut une Europe fédérale et nous, les Républicains, qui voulons changer l'Europe pour la sauver. » L'occasion pour Laurent Wauquiez de préciser qu'il fallait « stopper l'élargissement » et constituer « une Europe des cercles pour une organisation plus efficace. »

Quant à une armée européenne à laquelle il ne croit pas « car la souveraineté européenne n'existe pas », Laurent Wauquiez préfère un « meilleur schéma : la mise à disposition par la France et l'Allemagne de leur outil de défense au service de l'Europe », qui, en contrepartie, subventionnerait cet outil de défense.

Questionné sur la proposition d'amendement de la loi de 1905 pour encadrer le financement des cultes, le président des Républicains n'y est pas favorable « parce que la laïcité est le socle du fonctionnement de la République, parce que je n'aime pas que l'on commence à changer les règles de la laïcité. On a un sujet, c'est celui de l'intégrisme, on doit le traiter mais on ne détricote pas la loi sur la laïcité. Vouloir traiter l'intégrisme en changeant la laïcité, c'est une profonde erreur politique dans le cadre du contrat républicain français », souligne le président des Républicains.

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