Laurent Wauquiez à France Info : « Ma première préoccupation c'est la sécurité des Français »

Publié le 28/03/2018

Cinq jours après l'attentat terroriste de Trèbes qui a fait quatre victimes et quelques heures avant l'hommage national rendu aux Invalides au lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, Laurent Wauquiez était l'invité politique de la matinale de France Info ce mercredi.

L'occasion pour le président des Républicains de rendre à nouveau hommage aux victimes et plus particulièrement à Arnaud Beltrame qui « a donné sa vie pour arrêter l'avancée de l'intégrisme islamiste.»

Participant à ce moment d'unité nationale, Laurent Wauquiez estime cependant qu'il doit être également « un moment qui doit nous interroger ».

« Après autant d'attentats, en assistant à chaque fois au même déroulé -avec un hommage national et après l'hommage national on oublie et on ne fait plus rien-, on ne peut pas reproduire le même aveuglement et le même silence », considère Laurent Wauquiez qui souhaite que « l'hommage rendu ne soit pas uniquement un hommage par un discours mais un hommage par l'action. Qu'il y ait un sursaut après… ».

Remarquant qu' « encore une fois » l'individu qui a commis cet attentat était identifié pour son radicalisme et sa dangerosité, le président des Républicains demande à Emmanuel Macron de « prendre la mesure de ce qui se passe. »

Laurent Wauquiez a la conviction qu'on n'utilise pas toutes les armes nécessaires pour combattre le terrorisme islamique. « On n'est pas vraiment en guerre parce que pour être en guerre il faut être deux. Eux, ils nous font la guerre mais nous on ne fait pas la guerre », juge Laurent Wauquiez reprochant à Emmanuel Macron d'avoir levé l'état d'urgence qui « a baissé le niveau de protection. Ce n'était pas raisonnable. » Et de prendre exemple sur le nombre de perquisitions administratives qui sont passées de 4500 (entre le 13 novembre 2015 et le 31 octobre 2017) à 6 depuis la levée de l'état d'urgence, le 31 octobre 2017 !

« Tout une partie de la classe politique n'a pas réalisé l'ampleur de la menace face à laquelle nous sommes », remarque le président des Républicains rappelant qu'Emmanuel Macron avait combattu avec François Hollande la proposition de notre famille politique de déchoir de la nationalité française les étrangers condamnés pour terrorisme ayant une double nationalité. « Quelqu'un qui professe la haine de la France cela veut dire qu'il a choisi de quitter notre pays », souligne Laurent Wauquiez qui demande à ce que les étrangers fichés S soient expulsés et que les Français fichés S soient enfermés. « Dans notre arsenal juridique, il y a la menace grave à l'ordre publique. Sur ce fondement on peut parfaitement expulser les étrangers qui sont suivis pour radicalisme en considérant qu'ils représentent une menace pour l'ordre public français », note-t-il.

Laurent Wauquiez cible également l'ensemble de l'exécutif coupable d'aveuglement et/ou de déni. A l'image de Gérard Collomb qui déclarait en novembre dernier voir la menace terroriste baisser. D'Emmanuel Macron qui considérait Daech vaincu. De Christophe Castaner favorable à ce que les djihadistes français reviennent sur le sol français. Lequel Christophe Castaner, avec Emmanuel Macron, qui « pour expliquer cette montée du terrorisme et de l'intégrisme mettent en avant l'excuse sociale, la désespérance sociale des personnes. Je n'accepte pas cet argument. Il est irresponsable car il transforme les bourreaux en victimes. On insulte ainsi ceux qui vivent dans les quartiers, qui cherchent à s'en sortir par l'école pour leurs enfants en faisant de leur mieux pour respecter les lois de la République et qui ne font pas le choix du terrorisme. Quand on est à un tel niveau de déni on ne peut pas trouver les réponses », cingle Laurent Wauquiez réclamant également un délit d'incitation à la haine de la France. « On s'apprête à faire une réforme constitutionnelle pour des sujets qui ne me semblent pas être la première préoccupation des Français. Que la constitution permette au moins de se doter des outils qui permettront de mieux nous protéger », avance Laurent Wauquiez, faisant allusion à sa proposition de rétention administrative « qui permettrait d'interdire à quelqu'un de rester en liberté parce qu'on considère que le risque est devenu trop important. »

« Le Premier ministre se méfie des décisions juridiques rapides. Moi, je me méfie des inactions durables », réagit Laurent Wauquiez « préoccupé par la sécurité des Français. Il y a des questions qui sont légitimes. Elles doivent être posées. C'est le rôle de notre démocratie, si elle veut se protéger, d'être capable de ce débat », conclut-il.

>> Réécouter l'interview sur FranceTVInfo.fr

Signez la pétition

Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

Signez la pétition

Nos dernières actualités

Éric Ciotti à BFMTV : « Il faut considérer la sécurité et la protection des Français comme une priorité nationale »

Éric Ciotti à BFMTV : « Il faut considérer la sécurité et la protection des Français comme une priorité nationale »

Published on 02/05/2019

Invité ce jeudi de BFMTV, Éric Ciotti a déploré les nombreux actes de violence qui ont éma

Constance Le Grip : « Face aux black blocs et ultra-jaunes, les Français attendent fermeté et efficacité »

Constance Le Grip : « Face aux black blocs et ultra-jaunes, les Français attendent fermeté et efficacité »

Published on 30/04/2019

Comme tous les députés des Républicains, Constance Le Grip, députée des Hauts-de-Seine, es

Éric Ciotti : « Le Conseil constitutionnel fait de la sécurité des Français une valeur secondaire »

Éric Ciotti : « Le Conseil constitutionnel fait de la sécurité des Français une valeur secondaire »

Published on 09/04/2019

Le Conseil constitutionnel, en censurant la disposition clé de la loi anticasseurs, préten