13 mars 2018

« On sort de cinq ans de François Hollande qui a matraqué fiscalement les Français lesquels sont sortis de cette séquence épuisés. Et avec Emmanuel Macron cela continue : hausse de la CSG, des carburants, de la fiscalité, de l'APL... Il y a eu des charges et des nouveaux impôts partout. Emmanuel Macron, comme son Gouvernement, ne mesurent pas combien, chaque jour, cela devient de plus en plus difficile pour les Français et pour leur pouvoir d'achat ».

Que cela soit sur le pouvoir d'achat mais également sur Mayotte, sur la réduction de la vitesse à 80 km/h, sur la CSG, la TVA, les régimes spéciaux de retraite, la fermeture des classes et d'écoles dans les zones rurales, la culture, le FN, l'Union européenne, la vie de notre mouvement, le plan prison..., Laurent Wauquiez, le président des Républicains, a répondu, lundi soir, aux questions de nombreux militants, adhérents, sympathisants mais également de citoyens non encartés via un Facebook Live qui s'est déroulé au siège national.

Pendant une heure et devant un peu plus de 50 000 personnes qui se sont connectés en direct, Laurent Wauquiez a abordé quantité de sujets et promis de renouveler régulièrement l'exercice. « Cela correspond à ma volonté d'échanger directement avec vous, de tisser une relation authentique mais c'est également une marque de respect que je dois aux membres de ma famille politique », glissera-t-il à la conclusion de cet exercice médiatique.

Parmi les très nombreux thèmes, la situation de Mayotte a été évoquée. L'occasion pour le président des Républicains, décrivant des Mahorais confrontés à l'insécurité grandissante, « submergés » par une immigration illégale, de réclamer un débat sur le droit du sol à Mayotte.

« Les lois sur l'immigration ne sont pas appliquées. Elles sont bafouées par tout le monde et ne sont pas adaptées au flux d'immigration. La France a besoin de ce débat », estime Laurent Wauquiez soulignant que le président de la République « ne fait rien. Le texte de loi sur l'asile et l'immigration va élargir le champ du regroupement familial. 2017 a été l'année record du nombre d'entrées illégales sur notre territoire. On n'arrive plus à intégrer. Le dispositif ne protège plus notre pays », dénonce Laurent Wauquiez, « choqué » par le « mépris » du Gouvernement envers les habitants de Mayotte. « Les Mahorais veulent avoir droit aux même lois de la République que partout ailleurs. C'est un territoire qu'on n'a pas le droit d'abandonner. Si on n'est pas capable de faire respecter les lois de la République à Mayotte, on ne le fera pas ailleurs », considère-t-il.

La question de Gilles sur les régimes spéciaux de retraite a été l'occasion pour Laurent Wauquiez d'expliquer que « la priorité pour notre famille politique est de mettre à égalité le public et le privé et de supprimer les régimes spéciaux de retraite ».
«Le système, explique-t-il, est devenu profondément injuste. Ceux qui ont fait pression dans la rue ont obtenu des régimes spéciaux. Cela a abouti à un système qui n'a plus aucune justification. Et on ne pourra pas reculer l'âge de départ à la retraite s'il n'y a pas de justice dans le système. Il faut la même règle pour toute le monde », assure Laurent Wauquiez.

Les récentes annonces et menaces de fermetures de classes et d'écoles dans les zones rurales par le Gouvernement ont permis au président des Républicains de répéter qu'il refusait cette vision « où l'on dédouble des CP uniquement dans les quartiers, avec des petites classes, et qu'ailleurs, en zones rurales, on fermait des classes. La République est une » fait-il observer, réclamant la même possibilité pour les jeunes Français d'accéder, avec les mêmes moyens à l'Éducation nationale. Or, là, on oppose les uns aux autres alors qu'il faut accorder à tous le même accès aux mêmes services publics ».

Confiant ses goûts personnels dans le domaine du cinéma et de la littérature, Laurent Wauquiez a apprécié cette question de Thomas sur les valeurs cardinales de la droite. « Autorité, liberté et enracinement », lui a-t-il répondu. « L'autorité parce qu'un pays dans lequel il n'y a plus de respect, d'autorité, d'ordre est un pays où plus rien n'est possible....L'ordre, l'autorité c'est la première valeur fondatrice de la République ».

Quant à la liberté, « on y est attaché. Parce ce que c''est la France, c'est l'héritage de la Révolution. Mais aujourd'hui la liberté il faut la défendre et la chérir. Sa principale menace est cette espèce de harcèlement administratif quotidien qui fait que pour faire quoi que ce soit dans notre pays vous avez des bâtons dans les roues partout, qui découragent tout le monde. J'aime que ce soit simple, qu'il y ait du souffle, qu'on aille de l'avant... », confie-t-il.

Enfin, sur l'enracinement, « cette valeur défendue par Simone Veil » Laurent Wauquiez en fait sa troisième valeur cardinale car «c'est les racines, l'histoire, la transmission. Face à une tendance de la mondialisation dans laquelle il n'y a plus d'histoire, où il n'y a plus que du multicultarisme, où il n'y a plus de racines, de terroirs, de fondations, je ne crois pas que cela fasse le bonheur d'un pays. Je crois profondément que la France a besoin de retrouver ses valeurs, ses fondations, ses racines. Les racines de notre histoire, judéo-chrétiennes, de la Révolution, de l'Antiquité, de nos terroirs, de nos régions, nos racines rurales, des racines de l'école, de la méritocratie, de l'effort, la laïcité... Tout ce qui fait que l'on ne vient pas de nulle part, qu'on a quelque chose à transmettre à nos enfants », souligne Laurent Wauquiez qui « ne supporte pas qu'un président de la République dise qu'il n'y a pas de culture française ».

« Je crois aux racines et que pour avoir une envie d'avenir il faut s'appuyer sur quelque chose. Il faut des fondations. On ne vient pas de nulle part. Et cela fait partie de la beauté d'en engagement politique qui est de défendre cela... », apprécie Laurent Wauquiez.

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