09 octobre 2018

« La France est en overdose fiscale. Elle a le record mondial des dépenses publiques qui représentent 56,5% du PIB et elle vient d'atteindre un record historique et européen des prélèvements obligatoires ». Président des Républicains, Laurent Wauquiez a tiré, ce mardi matin, la sonnette d'alarme sur le haut niveau de la dépense publique française qui plombe la compétitivité des entreprises et le pouvoir d'achat des Français.

« Quand le président de la République et le Gouvernement sont incapables d'arrêter le gaspillage de l'argent public, le résultat est l'explosion des taxes et des charges », observe le président des Républicains. Emmanuel Macron continue d'augmenter les dépenses publiques au même rythme que sous François Hollande : + 25 milliards d'euros l'année prochaine après + 20 milliards d'euros cette année. Laurent Wauquiez a rappelé qu'« il ne peut pas y avoir de baisse d'impôts sans baisse de la dépense publique. Et aujourd'hui ce que payent le Français et les entreprises, c'est ce gaspillage de l'argent public », poursuit-il. Il en appelle à « un changement culturel : baisser les dépenses publiques pour se donner des marges de manœuvre ».

À la veille du débat budgétaire au Parlement, entouré d'Éric Woerth, député de l'Oise, président de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale et de Guillaume Larrivé, député de l'Yonne et Secrétaire général délégué au projet, le président des Républicains a présenté une série de propositions chiffrées visant à réduire la dépense publique.

Voulant rompre le cercle vicieux « toujours plus de dépenses,de dette et d'impôts », les parlementaires des Républicains,réunis autour de Laurent Wauquiez, Éric Woerth et Guillaume Larrivé ont travaillé, en s'appuyant sur les rapports de la Cour des Comptes, de l'OCDE ou de l'IFRAP. Cet « exercice exigeant sur la baisse de la dépense publique permet de réduire le déficit et de rendre cet argent à nos entreprises et aux Français sous forme de baisse d'impôts et de charges ».

« Nous restons concentrés sur les vraies préoccupations des Français qui sont moins les spéculations sur le remaniement en cours que l'augmentation des charges, des impôts et des dépenses publiques », relève Laurent Wauquiez. Doutant de la capacité d'ouverture d'un Gouvernement qui se caractérise surtout par son « manque d'écoute », Laurent Wauquiez souhaite que l'exécutif « saisisse la balle au bond », celle des propositions des Républicains qui provoqueraient un « choc de libération fiscale » grâce aux 20 à 30 milliards d'économies réalisées par an et ainsi rentrer dans un cercle vertueux « moins de fiscalité, moins de dette, plus de croissance ». « Cela représente 4 points de PIB en cinq ans », relève Laurent Wauquiez précisant que la réduction de la dépense publique permettra de financer pour moitié la baisse du déficit public et pour moitié la baisse des prélèvements obligatoires.

« 20 à 25 milliards d'euros d'économies c'est un volume considérable. Cela demande du courage et impose beaucoup de discipline pour parvenir à la réduction de la dépense publique et à la relance de la compétitivité française », appuie Éric Woerth.

Les propositions des Républicains se structurent autour de neuf axes pour parvenir à 20 milliards d'euros d'économies en un an :

1) Porter progressivement le temps de travail à 39 heures par semaine dans la fonction publique et diminuer les effectifs (2,4 milliards d'euros d'économies la première année, 10,6 milliards d'euros par an à terme), avec suppression de la surrémunération des temps partiels (800 millions) et instauration de 3 jours de carence en équité avec les salariés du privé (400 millions) ;

2) Baisser le train de vie de l'État en rationalisant le parc immobilier public ( 1 milliard), en optimisant les achats publics ( 500 millions), en accélérant la digitalisation des administrations (500 millions) et en vendant la moitié du parc automobile administratif (500 millions) ;

3) Aligner le mode de calcul des pensions de retraite du public sur le privé, ce qui réduira le coût de gestion des caisses de retraite, et supprimer les régimes spéciaux (1 milliard la première année, 5 milliards par an à terme) ;

4) Améliorer la prévention santé (300 millions), développer les parcours de soin et l'e-santé (1 milliard la première année et 5 milliards par an à terme) ;

5) Sortir de l'assistanat et valoriser le travail par une aide sociale unique (5 milliards sur les seuls coûts de gestion). Il existe aujourd'hui 47 aides sous conditions de ressources dont le coût avoisine 100 milliards d'euros.

6) Responsabiliser les bénéficiaires de la santé gratuite (CMU-C) par une participation forfaitaire (300 millions), durcir et systématiser les sanctions pour les chômeurs qui refusent de chercher un emploi (1 milliard) et réformer le régime des intermittents en luttant contre les abus (500 millions) ;

7) Lutter implacablement contre les fraudes sociale et fiscale (1 milliard) ;

8) Supprimer l'Aide médicale d'État (AME) pour ne prendre en charge que les soins d'urgence (800 millions) et conditionner l'accès des étrangers en situation régulière aux prestation sociales à une durée minimale de cotisation de 3 ans (2 milliards) ;

9) Réduire le financement public des syndicats (1 milliard).

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