Laurent Wauquiez à CNEWS : « La seule liste qui peut amener un autre choix, c'est celle de François-Xavier Bellamy »

Publié le 24/05/2019

Invité jeudi soir de CNEWS, Laurent Wauquiez a invité les Français à participer au scrutin européen. L'occasion de mettre en avant la liste des Républicains, seule alternative pour les Français déçus par Emmanuel Macron et qui croient aux convictions portées par l'union de la droite et du centre.

« Pour qu'il y ait des inflexions dans la politique du gouvernement, si les Français ne veulent pas que l'on reparte après les élections à nouveau avec des augmentations d'impôts, si les retraités ne veulent pas être à nouveau les victimes, c'est maintenant qu'il faut s'exprimer ».

Invité jeudi soir de CNEWS, Laurent Wauquiez, à 3 jours des élections européennes, a appelé tous les électeurs de la droite et du centre et tous les Français qui partagent les convictions de la droite et du centre à voter pour « la seule liste capable de porter cette voix de la droite et du centre, celle de François-Xavier Bellamy. La voix d'une famille politique qui croit en l'Europe, qui veut défendre l'Europe et ses frontières, qui défend le produit de ses entreprises, qui affirme son identité notamment face à l'islamisme », souligne le président des Républicains pour qui les élections européennes, en raison du nombre de listes (34) « ne sont pas pour éliminer mais pour choisir ».

Alors qu'Emmanuel Macron tente donc de contraindre le débat européen en un duel entre lui et le Rassemblement national, Laurent Wauquiez est convaincu que « les Français ne veulent pas de ce caractère asphyxiant, de cet espèce de renouvellement du second tour de l'élection présidentielle qu'on cherche à leur jouer. Comme si le seul enjeu des élections européennes était de savoir si Marine Le Pen va prendre sa revanche sur Emmanuel Macron. Les Français ne veulent pas de cela », est persuadé Laurent Wauquiez pour qui « le seul challenger, la seule liste qui peut amener un autre choix, c'est celle de François-Xavier Bellamy qui est juste placée derrière. Et derrière, ajoute-t-il, on aura une immense responsabilité et il y aura autre chose qui ne soit pas dans cette réédition sempiternelle de cette espèce de second tour de l'élection présidentielle terriblement déprimante pour la politique française ».

Le président des Républicains invite les électeurs de la droite et du centre à tirer le bilan de l'action d'Emmanuel Macron « qui ne correspond pas aux valeurs qui sont les nôtres ». 

Que cela soit la politique gouvernementale « pour qui, c'est toujours plus de taxes avec l'annonce de 3 taxes supplémentaires. Un gouvernement qui, depuis deux ans, n'a fait aucune économie sur la dépense publique, qui a beaucoup fragilisé le pouvoir d'achat des retraités, qui a délivré le record historique de titres de séjour au cours des deux ans qui viennent de s'écouler. Et un gouvernement dans lequel figure M. Castaner qui incarne une politique qui n'est pas une politique de fermeté », énumère Laurent Wauquiez.

Que cela soit également dans le projet européen d'En Marche dans lequel « le mot islamisme n'est pas prononcé une seule fois » et dans lequel Emmanuel Macron prône l'élargissement aux pays des Balkans. 

Que cela soit aussi dans la composition de la liste européenne d'En Marche « où vous avez un ancien ministre socialiste en seconde position (Pascal Canfin), une tête de liste (Nathalie Loiseau) qui ne voit pas la différence entre le voile islamiste et le fichu que portaient nos grands-mères dans les églises », liste de façon non-exhaustive Laurent Wauquiez. 

« Nous, notre ligne, c'est aucune taxe sur les entreprises, aucune taxe sur les ménages », répond Laurent Wauquiez considérant également « anormal que l'on importe des produits fabriqués en Chine avec des règles qui ne respectent en rien l'environnement contrairement à ce que nous faisons dans l'Union européenne. Nous ne sommes pas obligés d'être les esclaves d'une Europe qui ouvre son marché à 100% à des produits importés et qui n'a plus de régulation », réagit le président des Républicains, particulièrement clair sur la position des eurodéputés des Républicains face à l'élargissement de l'Union européenne. « Nos députés s'opposeront à tout pas qui irait vers un élargissent supplémentaire et on arrête les négociations avec la Turquie car la Turquie n'est pas européenne » fait-il savoir, précisant que les eurodéputés des Républicains « se sont toujours opposés à l'adhésion de la Turquie ».

L'occasion de saluer leur « bon » travail au Parlement européen sur de nombreuses thématiques dont l'amélioration de la protection des frontières extérieures avec Frontex mais également de dispositifs particuliers comme la mise en place du fichier PNR visant à empêcher les terroristes de prendre l'avion. « Marine Le Pen a voté contre en expliquant que les terroristes ne prennent pas l'avion. Comment une responsable politique peut dire cela après les attentats du 11 septembre à New-York, après les frères Kouachi au Bataclan, après Mohammed Merah à Toulouse », s'indigne Laurent Wauquiez qui fustige par ailleurs le programme européen de Marine Le Pen.

« Le Rassemblement national, quand il ne veut plus de l'Union européenne mais l'alliance des nations, c'est la déconstruction de l'Europe. Quand Marine Le Pen souhaite le retour de la souveraineté monétaire nationale, c'est la déconstruction de l'euro », blâme Laurent Wauquiez évoquant des « positions inconciliables avec celles du Front national. Car, explique-t-il, le programme européen de Marine Le Pen, c'est un programme de déconstruction lorsque le nôtre est un programme de refondation et que nous croyons dans la nécessité de l'Europe ».

Interrogé sur le clip du gouvernement censé inciter les électeurs à aller voter, « c'est une campagne de propagande, payée par l'argent du contribuable, des idées qui sont développées depuis le début par le président de la République, » considère Laurent Wauquiez ne trouvant pas « sain » ce clip.

« Alors que cela devrait être un clip objectif adressé aux Français de tous bords, il y a un message subliminal : il y a les gentils et les méchants et il faut se lever dimanche pour voter pour les gentils, pour En Marche et Emmanuel Macron », dénonce le président des Républicains pointant l'« implication personnelle » d'Emmanuel Macron. « Il a tout fait pour que tout le monde comprenne que voter pour En Marche, c'est faire un chèque en blanc à nouveau pour Emmanuel Macron. Or, il y a plein de manières pour exprimer son désaccord. Et la liste d'union de la droite et du centre le permet », rappelle Laurent Wauquiez estimant que si la liste En marche ne sort pas victorieuse « ce sera pour Emmanuel Macron la nécessité de changer en profondeur sa politique ».

Interrogé sur le dossier d'Ascoval, l'aciérie de Saint-Saulve (Nord) en difficulté, Laurent Wauquiez en a profité pour fustiger « l'amateurisme et l' incompétence préoccupantes », du gouvernement.

« La semaine dernière, Bruno Le Maire déclarait que c'était la fin heureuse de ce feuilleton. Une semaine après, on apprenait que le gouvernement de la France ne savait pas que le repreneur était touché par une déclaration de faillite au Royaume-Uni qui touche 4 000 salariés. Et on nous dit que cela n'aura aucune conséquence ! Qui peut le croire ? », interroge Laurent Wauquiez critiquant « l'absence de conduite sérieuse de notre politique industrielle » et citant de « lourds échecs » comme la prise de participation hostile des Pays-Bas dans le capital d'Air France. Ou encore la fusion Siemens-Alstom « qui est la chronique lamentable d'un échec ». 

Pour Laurent Wauquiez, « la question est d'avoir une politique qui soit favorable au redressement de la compétitivité de nos entreprises. En la matière, il y a eu beaucoup de discours. La réalité est que rien n'a été fait sérieusement pour redresser la compétitivité de nos entreprises, que les baisses sur l'impôt ont été repoussées, que les entreprises allaient être mises à l'amende pour financer les cadeaux fiscaux faits à la hâte dans un espèce de sauve-qui-peut gouvernemental juste avant les élections européennes. A l'arrivée il ne faut pas s'étonner qu'il y ait des problématiques d'emploi parce qu'on a plombé la compétitivité de nos entreprises », cingle le président des Républicains par ailleurs très heureux du mouvement qui s'opère au sein des Républicains. « On a réussi à rajeunir, à faire émerger de nouveaux talents, à rassembler, à montrer que la droite se reconstruisait en assumant ses valeurs et tout en fédérant. C'est évidemment une étape qui est très importante et les élections européennes sont une étape dans cette reconstruction », conclut-il.

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Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

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