Laurent Wauquiez, Christian Jacob et Bruno Retailleau au Premier ministre : « L'annulation des hausses des taxes sur les carburants et l'organisation d'un référendum permettront de retrouver de l'apaisement »

Publié le 03/12/2018

Ce lundi matin, sortant de leur entrevue avec le Premier ministre au lendemain d'un week-end marqué par des violences autour des manifestations des Gilets jaunes à Paris mais également en province, Laurent Wauquiez, président des Républicains, Christian Jacob et Bruno Retailleau, respectivement présidents des groupes les Républicains à l'Assemblé nationale et au Sénat, ont fait part de leur inquiétude. « Parce que nous avons l'impression que le président de la République, le Premier ministre et le Gouvernement n'ont pas pris la mesure de la colère et de l'engrenage de la violence dans le pays », confie Laurent Wauquiez.

« Que la réunion se traduise par un Premier ministre qui nous annonce uniquement un débat à l'Assemblée et au Sénat n'est pas rassurant. On n'en est plus au débat. Aujourd'hui, il faut des actions et des mesures, des gestes d'apaisement qui doivent venir d'une seule décision : l'annulation des hausses de taxes », insiste le président des Républicains pour qui la situation ne peut ainsi perdurer. « Il y a de la colère parce que les Français ont le sentiment qu'ils n'ont été ni compris, ni entendus », souligne Laurent Wauquiez demandant au président de la République de sortir de son silence.

« Il faut rendre la parole aux Français et pour cela il faut organiser un référendum qui permette aux Français d'enfin s'exprimer et de sortir de cette impasse », propose le président des Républicains. Selon lui, la suppression des hausses des taxes sur les carburants et l'organisation d'un référendum sont autant de mesures qui « permettront de retrouver de l'apaisement dans un pays qui a été profondément facturé à la fois par les taxes du président et le mépris du Gouvernement ».

« S'ils veulent s'en sortir, cela ne passera pas par des rencontres polies ou des débats mais par des mesures concrètes », insiste Laurent Wauquiez, tentant de faire comprendre au Gouvernement que ce dernier « ne se bat pas pour faire passer une réforme améliorant l'emploi dans le pays ou une réforme qui améliorerait le fonctionnement de l'université ou de l'école. Il est juste en train de mettre le pays dans l'ornière en s'acharnant à imposer des taxes sur les Français et les classes moyennes ».

Dubitatif sur un débat devant le Parlement, Christian Jacob, le patron des députés les Républicains y met cependant une condition : que des mesures soient proposées par le Gouvernement et puissent être sanctionnées par un vote. « Mais le premier geste à faire, le seul qui peut être compris c'est revenir sur ce matraquage fiscal, ces augmentations de taxes dès le 1er janvier prochain. Mais cela ne sera pas suffisant. Il y aura besoin d'autre chose », prévient Christian Jacob alertant le président de la République et le Gouvernement « de la situation insurrectionnelle dans laquelle ils ont engagé le pays ». Une situation insurrectionnelle qui, selon le député de Seine-et-Marne est alimentée par « un matraquage fiscal sans précédent et une arrogance qui n'est plus supportée par les Français ».

Quant à Bruno Retailleau, le patron des sénateurs les Républicains, il s'étonne du décalage entre la situation d'urgence et les réponses apportées. « Le Gouvernement veut répondre par un discours de la méthode, de la pédagogie. Ce n'est pas ce que les Français attendent. Les Français n'ont pas besoin qu'on leur explique ce qu'est une taxe ou un impôt. Il faut simplement annuler la hausse des taxes », préconise Bruno Retailleau qui rappelle que le Sénat, dans la discussion sur le projet de loi de finances 2019, a voté la suppression de la hausse des taxes sur les carburants. Si l'Assemblée veut les rétablir, elle devra le faire par un vote dans la semaine du 17 décembre prochain. « Ce serait alors pour tous les Gilets jaunes qui manifestent et ceux qui les soutiennent une nouvelle claque », observe Bruno Retailleau, soulignant que Laurent Wauquiez, Christian Jacob et lui-même ont demandé à ce que le président de la République puisse s'exprimer devant les Français. « Parce que le pouvoir n'est pas ici, à Matignon mais à l'Elysée. Il faut qu'Emmanuel Macron prenne la parole, s'adresse aux Français et dise aux Français ce qu'il compte entreprendre pour que la France puisse s'apaiser », souligne le patron des sénateurs les Républicains.

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Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

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