Laurent Wauquiez à BFMTV : « Ma responsabilité est de faire émerger de nouveaux talents »

Publié le 15/05/2019

À 12 jours des élections européennes, Laurent Wauquiez sur BFMTV, s'est félicité du dynamisme et du rassemblement de la droite autour de la liste des Républicains emmenée par François-Xavier Bellamy. L'occasion de fustiger le duel « mortifère » entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, « destructeur et pour la démocratie et pour la France et pour l'Europe ».

« Ma responsabilité est de faire émerger les talents et je suis extrêmement heureux que François-Xavier Bellamy, pour lequel je me suis battu pour qu'il soit tête de liste, apporte ce dynamisme à notre liste. »

Invité mardi soir de BFMTV, Laurent Wauquiez s'est dit heureux que ses efforts constants, depuis qu'il est président des Républicains, pour rassembler la droite républicaine après l'« année terrible » de 2017 porte ses fruits à l'occasion des élections européennes. « Je m'emploie à construire une nouvelle droite qui tire les leçons de ses erreurs et, surtout, une droite qui est rassemblée à l'image de beaucoup d'élus qui avaient pris un peu de distance avec nous comme Christian Estrosi, le maire de Nice, Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse, Arnaud Robinet, le maire de Reims, et de beaucoup d'autres qui soutiennent notre liste. C'est cette droite des territoires, cette génération de terrain qui m'intéresse », confie Laurent Wauquiez, appelant les électeurs de la droite républicaine à voter pour la liste des Républicains aux élections européennes du 26 mai prochain.

Conscient que de nombreux Français, dont des électeurs de droite, aient été « honnêtement et sincèrement séduits » par Emmanuel Macron et lui aient fait confiance, ces mêmes Français, « deux ans après, constatent que toute une partie du travail n'a pas été fait et ne correspond pas à ce qu'étaient leurs attentes ». L'occasion pour le président des Républicains d'expliquer combien les politiques menées par Emmanuel Macron et son gouvernement ne sont pas de droite. « On n'est pas de droite quand on ne baisse pas la dépense publique. On n'est pas de droite quand on ne fait rien contre l'islamisme. On n'est pas de droite quand on est le gouvernement qui, depuis deux ans, a délivré le plus de titres de séjour pour l'immigration dans ce pays. On n'est pas de droite quand on n'arrive pas à ramener l'ordre depuis des mois et que celui qui incarne cette politique est Christophe Castaner », lance en forme de réquisitoire Laurent Wauquiez.

À 12 jours du scrutin européen, le président des Républicains a fustigé les « attitudes et comportements mortifères » d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen qui sont « destructeurs et pour la démocratie et pour la France et pour l'Europe ». « Emmanuel Macron explique que son seul but, dans cette campagne, est de battre Marine Le Pen et Marine Le Pen explique que son seul objectif est de battre Emmanuel Macron. Mais ce n'est pas le 3ème tour de l'élection présidentielle ! Non, il n'y a pas que deux visions, deux bulletins de vote. Les Français ont le choix. Il y a une diversité de bulletins sur la table. Cela veut dire qu'ils peuvent choisir en fonction de leurs convictions. Ce n'est pas tout noir ou tout blanc. Ce n'est pas : soit l'Europe d'Emmanuel Macron, soit celle de Marine Le Pen », réagit le président des Républicains s'étonnant du refus de Nathalie Loiseau, la tête de liste d'En Marche, de débattre avec François-Xavier Bellamy et d'accepter de le faire uniquement face au représentant du Rassemblement national. « Ce n'est pas un duel mais un duo dans lequel chacun se fait la courte échelle. La démocratie mérite mieux », estime Laurent Wauquiez pour qui « tout a été fait pour asphyxier cette campagne, qu'il n'y ait pas de débat. Emmanuel Macron se disait pourtant si européen et dans cette campagne, il a tout fait pour qu'il n'y ait pas de débat européen », remarque le président des Républicains qui ne veut pas « laisser la démocratie française dans cette alternative mortifère entre l'extrême droite ou un président qui a déçu ». 

D'autant que ces deux choix représentent une impasse pour la France.
Marine Le Pen plaide pour « une déconstruction de l'Europe et une sortie de l'euro ». Quant à Emmanuel Macron, « il veut plus de fédéralisme. Il propose que l'Europe continue son élargissement. À Bucarest, Emmanuel Macron a déclaré que la Roumanie et la Bulgarie devaient intégrer le plus vite possible l'espace Schengen. À Trieste, il a dit qu'il souhaitait l'élargissement aux Balkans. Nathalie Loiseau dit le contraire ! Comment peut-on mentir à ce point-là ? », interroge Laurent Wauquiez.

« Pour nous, les Républicains, c'est très clair : il n'y a pas de double discours. Notre liste est totalement contre l'élargissement car l'élargissement a mené l'Europe dans une impasse », juge Laurent Wauquiez défendant le projet des Républicains et notamment la nécessite de défendre la civilisation européenne, son histoire, son identité, ses valeurs.

« Veut-on une Europe multiculturelle, communautaire dans laquelle on oublie qui on est et ce qu'est notre identité ? », interroge Laurent Wauquiez précisant que « rien, ni dans le programme, ni dans la campagne d'En Marche ne défend ce qu'est notre identité, notre culture. Par contre, nous, les Républicains, assumons que notre histoire soit défendue, que les racines chrétiennes soient inscrites dans les traités européens, que l'on puisse avoir un budget qui soit consacré à la défense du patrimoine européen, que sur les billets d'euro on mette les figures de notre histoire, de notre culture. Parce que, explique, Laurent Wauquiez, lorsqu'on oublie qui on est, l'espace qu'on libère est occupé par l'islamisme. Je suis convaincu que l'on doit retrouver cette fierté de notre culture », estime le président des Républicains pour qui le but de cette élection est que la France ait le maximum de poids au sein du Parlement européen. 

« Exprimez-vous par rapport à vos convictions, par rapport à votre vision de la France et de l'Europe. Vous n'êtes pas condamnés, juste parce qu'il faut éliminer Marine Le Pen, à voter pour Emmanuel Macron. Exprimez-vous, exercez votre liberté », lance le président des Républicains.

Interrogé sur l'annonce d'une baisse des impôts par l'exécutif, Laurent Wauquiez est particulièrement circonspect sur son financement. « Elle va être payée à travers des augmentations d'impôts sur les entreprises. Revenir sur les crédits d'impôts des entreprises, ce n'est pas ma politique », réagit le président des Républicains qui considère qu'« avant de répartir de la richesse, il faut la créer. Je considère qu'il faut encourager nos entrepreneurs, nos professions libérales, nos artisans, ce que ne fait pas le gouvernement qui donne d'une main et reprend de l'autre ».

L'occasion d'évoquer la situation des retraités. « Dans les deux ans qui viennent de s'écouler, le gouvernement a pris sur leur dos plus de 8 milliards et il ne les rendra pas avec les mesures annoncées puisqu'elles ne compenseront qu'une toute petite partie de ce qui a été pris », souligne-t-il.

Quelques heures après l'hommage national rendu aux Invalides à Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, Laurent Wauquiez souhaite que les Français « n'oublient pas qu'ils sont morts pour une cause : notre combat contre l'islamisme ».
Et dans son hommage, il n'oublie par le colonel Arnaud Beltrame décédé lors de l'attentat de Trèbes le 16 mars 2018 et le lien qui l'unit aux deux soldats « sacrifiés » au Burkina-Faso. « Que ce soit au Sahel ou en France, c'est le même combat » fait observer Laurent Wauquiez.

Interrogé sur l'opportunité pour l'Union européenne de créer une armée européenne, « c'est l'illustration que cette idée n'a pas de sens. Si pour intervenir au Sahel il avait fallu avoir l'autorisation de la Suède, du Danemark, des pays de la Baltique, jamais ces pays n'auraient donné l'autorisation et nos soldats ne seraient pas là-bas », objecte Laurent Wauquiez. « Par contre, ajoute-t-il, il peut y avoir des coopérations, des fonds européens pour aider les vraies armées européennes dont l'armée française, pour avoir les moyens de son action. Mais je ne suis pas prêt à ce que la sécurité de mon pays dépende de l'unanimité des 27 autour d'une table, sans savoir qui commande. Lorsque les soldats vous interpellent, ils ont besoin d'un chef, d'une décision prise rapidement, d'un cap clair. Nos soldats incarnent la voix de la France et aujourd'hui en Europe, les seuls capables de porter ce combat, cette lutte contre l'islamisme, ce sont nos soldats », souligne Laurent Wauquiez.
 

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Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

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