Laurent Wauquiez : « Il est temps qu'on sorte du grand débat. Il faut des actes. »

Publié le 14/03/2019

Invité de BFMTV, Laurent Wauquiez a présenté les principales contributions de notre famille politique au grand débat national, axées prioritairement sur le pouvoir d'achat des Français, des classes moyennes et des retraités. Il s'est également félicité de l'intérêt grandissant des Français pour les idées et la liste des Républicains aux élections Européennes.

Alors que les élections européennes vont se dérouler le 26 mai, Laurent Wauquiez, invité ce jeudi matin de BFMTV, a invité l'ensemble des auditeurs à porter leur regard sur la situation de « chaos » que vit le Royaume-Uni concernant le Brexit. « Il ne faut pas oublier que les Britanniques ont voté pour des gens qui ont choisi de déconstruire l'Europe et aujourd'hui ils en paient les conséquences. Il faut bien regarder ce qui se passe de l'autre côté de la Manche », alerte-t-il alors qu'en France Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan « plaident pour la déconstruction de l'Union européenne ».
« L'Europe sans les nations, ce n'est rien et la France sans le soutien de l'Europe est démunie face à la Chine et aux États-Unis », remarque Laurent Wauquiez qui « n'a pas envie que l'Europe se construise sur le cimetière des États-nations ». 

Un engagement clair pour l'Europe

Laurent Wauquiez résume l'engagement « très clair » des Républicains « pour l'Europe. Une Europe qui protège ses frontières, qui arrête l'élargissement, une Europe qui défende nos produits », au contraire de l'Europe d'Emmanuel Macron, une « Europe fédéraliste, de l'élargissement, de la bureaucratie ».

Écartant toute idée d'une réédition du scénario de la présidentielle que veut installer Emmanuel Macron face à Marine Le Pen, « les Français auront le choix », souligne le président des Républicains. « Il y aura un bulletin non à l'Europe, c'est celui de Marine Le Pen. Il y aura un bulletin du fédéralisme impuissant et de l'élargissement, c'est celui d'Emmanuel Macron. Et il y aura celui des Républicains dans lequel tous nos candidats prendront un engagement dans lequel ils s'opposeront à toute extension de l'Europe et tout élargissement supplémentaire ».

L'occasion de se féliciter du succès grandissant de l'écho et des idées défendues par la liste des Républicains aux Européennes. « Quelque chose se passe car les Français veulent un autre choix et c'est ce que l'on va leur offrir », glisse Laurent Wauquiez heureux que la liste des Républicains, qui est un mix entre expérience et renouvellement, soit conduite par une nouvelle génération incarnée par François-Xavier Bellamy, Agnès Evren et Arnaud Danjean. « Je veux tourner la page des erreurs du passé, construire une nouvelle droite, quelque chose de nouveau », confie Laurent Wauquiez.

Le président des Républicains se « soucie » de l'image dégradée de la France en Europe. « La France est seule, trop isolée sur la scène européenne. Les propositions d'Emmanuel Macron ont été dans un grand désert. Rarement l'alliance avec l'Allemagne n'a été aussi fragile. Rarement la France n'a eu assez peu d'alliés », déplore Laurent Wauquiez qui veut « à travers notre famille politique et le PPE remettre la France au cœur du jeu ».

Grand débat : redonner du pouvoir d'achat

Alors que le Grand débat vit ses derniers jours, les Républicains ont apporté officiellement leur contribution. « Nous considérons que c'est de notre responsabilité d'aider à ramener de la sérénité en France », relève Laurent Wauquiez pour qui ce grand débat « s'éternise trop. Il est temps que l'on en sorte. Il faut des actes ».

En attendant les réponses de l'exécutif, les Républicains, n'oubliant pas les raisons premières du mouvement des gilets jaunes, « ont pour priorité de redonner du pouvoir d'achat, de baisser les impôts », indique Laurent Wauquiez plaidant pour une baisse de 10% de l'impôt sur le revenu. « Dans tous les dispositifs gouvernementaux annoncés, la classe moyenne a été oubliée. L'impôt sur le revenu, c'est l'impôt qui tape sur les classes moyennes. Il faut donc un signe pour elles », justifie le président des Républicains qui réclame également la baisse des droits de succession en augmentant de 50 % le patrimoine que l'on peut transmettre à ses enfants et petits-enfants, de son vivant, sans acquitter d'impôt. « Quand vous avez travaillé toute votre vie, mis de côté un pécule, vous avez déjà payé des impôts dessus. Vous êtes en droit de demander de le transmettre à vos enfants ou vos petits-enfants sans avoir à acquitter de nouveaux impôts alors que vous en avez déjà payé toute votre vie », explique le président des Républicains qui prône également des « heures d'intérêt général systématiques en contrepartie au RSA ». L'occasion d'interpeller le Premier ministre sur l'expérimentation que souhaite mettre en place Laurent Wauquiez dans la région Auvergne-Rhône-Alpes et qui consiste, avec le concours des départements de cette région « à proposer systématiquement aux personnes bénéficiant du RSA, des heures de travail qui permettent de reprendre une utilité dans la société. J'attends toujours sa réponse », fait-il remarquer.

Enfin, troisième chantier et « combat majeur » aux yeux du président des Républicains, celui concernant la revalorisation des pensions des retraités, « les principales victimes des deux années qui viennent de s'écouler ».
« Avec les mesures d'Emmanuel Macron, deux retraités sur trois ont perdu du pouvoir d'achat avec une moyenne de 300 euros par mois », déplore Laurent Wauquiez qui « refuse que dans notre pays on oppose les générations, que l'on oppose, comme le fait Emmanuel Macron, les actifs et les retraités. Dans un pays comme la France, la moindre des dignités, c'est au moins protéger les retraités par rapport à l'inflation », juge-t-il.

Discours inconséquents

Interrogé sur la privatisation d'aéroports de Paris (ADP), Laurent Wauquiez n'y est « pas favorable », ayant le « sentiment que l'on brade les bijoux de famille pour boucher les trous budgétaires. On va privatiser ADP, cela va nous rapporter à peine 180 millions, c'est à dire le montant des dividendes que l'on perçoit en étant nous-même propriétaires. Il y a quelque chose d'anormal », remarque le président des Républicains qui demande au Gouvernement « de ne pas agir dans l'urgence » et lui recommande « pour boucher les trous budgétaires, de faire des économies, ce qu'il ne fait pas depuis deux ans ».

Enfin, questionné sur les évènements en Algérie, Laurent Wauquiez qui « garde en tête les leçons du Printemps arable » se dit « préoccupé » par la menace, essentielle, de l'islamisme. (...) Ma crainte est qu'à l'occasion d'une transition démocratique il ne faut pas que ce soit les ennemis de la démocratie qui gagnent. Veillons à ce que la transition démocratique ne tourne pas en transition islamiste », prévient Laurent Wauquiez qui fustige les « discours inconséquents » de membres du Gouvernement français. Comme Marlène Schiappa qui a comparé les militants de la Manif pour tous à de terroristes islamistes. « Qu'elle regarde ce qu'il s'est passé en Algérie, la guerre civile. Cela dénote une sous-estimation dans notre pays de ces questions. Prenons garde », alerte le président des Républicains.

Signez la pétition

Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

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