Laurent Wauquiez à BFMTV : « Depuis 2 ans, il y a des paroles tonitruantes et rien dans les actes »

Publié le 15/04/2019

Dimanche 14 avril, Laurent Wauquiez était l'invité d'Apolline de Malherbe dans BFM Politique. L'occasion pour le président des Républicains de présenter les propositions portées par notre famille politique dans cette sortie du grand débat national mais aussi d'évoquer la dynamique de notre liste aux élections européennes.

Alors que le président de la République doit s'adresser aux Français en début de semaine pour énoncer ses propositions de sortie de crise, Laurent Wauquiez a dénoncé la politique menée par le gouvernement depuis 2 ans. Une politique faite de « paroles tonitruantes » qui ne sont jamais suivies d'actes. Et pour illustrer son propos, le président des Républicains a pris les exemples de la réforme du code du travail, de la politique sociale ou encore de la politique migratoire.

« Ce que j'attends de la sortie du grand débat, c'est que les paroles soient enfin suivies d'actes. Depuis 2 ans déjà, le gouvernement a eu des paroles tonitruantes mais rien dans les actes.
Des paroles tonitruantes sur la réforme du travail mais quand vous demandez à ceux qui embauchent, rien n'a changé...
Des paroles tonitruantes sur le social mais nous n'avons toujours pas de réponse sur les contreparties au RSA que nous avons proposées...
Des paroles tonitruantes sur l'immigration avec un ministre de l'Intérieur qui dénonce les ONG comme étant complices des passeurs et on accueille aujourd'hui des migrants d'un nouveau bateau... »
 - Laurent Wauquiez

Interrogé par Apolline de Malherbe sur les propositions portées par les Républicains dans la sortie de ce grand débat, Laurent Wauquiez a réaffirmé sa première priorité : diminuer la fiscalité, notamment celle qui pèse sur les classes moyennes. Et pour ce faire, le président des Républicains a rappelé que les baisses d'impôts sont durables uniquement si elles sont financées par une baisse de la dépense publique. L'occasion de dénoncer les primes non-financées qu'Emmanuel Macron avait annoncées en décembre dernier et d'espérer que ce ne sera pas à nouveau le cas dans la prochaine allocution du président de la République : « Si le président de la République lâche à nouveau des milliards de primes non-financées, il devra prendre dans la poche des Français. »

Laurent Wauquiez a rappelé les trois mesures fiscales prioritaires défendues par les Républicains : une baisse de 10% de l'impôt sur le revenu, la réindexation des pensions sur l'inflation et l'annulation des hausses de taxes sur les carburants.

Interrogé sur les casseurs et les violences, le président des Républicains a, à nouveau, demandé l'instauration de peines-plancher pour tous ceux qui s'en prennent à nos forces de l'ordre et a plaidé pour un retour de la fermeté. Laurent Wauquiez a également dénoncé, chiffres à l'appui, la hausse de la délinquance et la crise de l'autorité qui frappe aujourd'hui notre pays. Une crise de l'autorité aggravée par le laxisme du gouvernement, et notamment celui de la garde des Sceaux, qui a récemment déclaré qu'elle souhaitait faire de la « régulation carcérale » plutôt que de construire de nouvelles places de prison. 

Questionné sur sa famille politique et sur les élections européennes, Laurent Wauquiez s'est montré très satisfait de la dynamique qui est derrière les Républicains et la liste menée par François-Xavier Bellamy.

Interrogé sur le projet que notre famille politique porte pour les élections européennes, Laurent Wauquiez a souhaité rappeler l'une de nos priorités : l'instauration d'une double protection face à l'immigration de masse.

L'occasion également de dénoncer le jeu de dupes auquel se livre Marine Le Pen lorsqu'elle affirme « vouloir reconquérir notre souveraineté monétaire » tout en affirmant que son parti ne souhaite plus déconstruire l'euro.

L'interview s'est terminée par deux questions d'actualité : la privatisation des Aéroports de Paris et le recrutement de la femme de Gilles Le Gendre par la Française des jeux.

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Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

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