16 avril 2018

« Un président de la République brouillon qui a feint la sincérité et qui n'était pas à la hauteur des réponses que les Français attendaient ». Porte-parole des Républicains, Laurence Sailliet a suivi avec beaucoup d'attention l'interview télévisée qu'Emmanuel Macron a donnée dimanche soir sur BFMTV. Avec un fort sentiment de déception car « il a choisi la forme au fond ». Et justement, sur le fond « Emmanuel Macron n'a apporté aucune réponse et rien ne va changer sur le pouvoir d'achat, sur la lutte contre le terrorisme », pointe Laurence Sailliet interrogée ce lundi matin par RFI.

Sur les frappes opérées en Syrie, Laurence Sailliet souligne que « la France n'avait pas de légitimité internationale » et craint que cela n'apporte « une goutte de violence supplémentaire dans un océan de misère ». Doutant de l'efficacité des frappes, la porte-parole des Républicains se « désole de voir que le président de la République soit content d'avoir joué les gros bras. Mais je ne crois pas que cela puisse impressionner Vladimir Poutine », ajoute-t-elle.

Sur l'augmentation de la CSG qui s'attaque au pouvoir d'achat des retraités, Laurence Sailliet est consternée par le fait qu'Emmanuel Macron assume cette mesure. « Il n'a aucune idée de ce que représente une ponction annuelle de 400 euros pour un retraité qui touche une pension mensuelle de 1000 euros. Avec Emmanuel Macron ce sont les plus fragiles qui sont les plus touchés. Sa politique est d'une injustice invraisemblable », tacle Laurence Sailliet prenant exemple sur les pensions d'invalidité également touchées par la hausse de la CSG.

La porte-parole des Républicains ne comprend pas le cap poursuivi par Emmanuel Macron en matière fiscale. « Les Français vont payer plus d'impôts en 2018 avec une hausse de 4,5 milliards d'impôts et rien n'est fait pour baisser les dépenses publiques qui vont continuer d'augmenter. Tout cela est illogique », conteste Laurence Sailliet.

Sur la SNCF, précisant que "les Républicains" soutenaient dans le principe la réforme du statut du cheminot, Laurence Sailliet se montre vigilante et attend toujours du président de la République et du gouvernement d'Edouard Philippe des précisions quant au devenir des petites lignes et du traitement de la dette de la SNCF qui avoisine les 50 milliards d'euros.

Sur les désordres actuels constatés tant dans les universités qu'à Notre-Dame-des-Landes, Laurence Sailliet pointe des « zones de non droit » et appelle le gouvernement à « une fermeté qui ne soit pas une fermeté de façade. À Notre-Dame-des-Landes c'est un véritable fiasco », déplore la porte-parole des Républicains additionnant la démission de l'Etat face à une poignée de zadistes qui a obtenu l'abandon du projet de l'aéroport et l'incapacité de l'Etat à rétablir l'ordre républicain sur cette zone face aux mêmes zadistes.

Enfin, interrogée sur le projet de loi asile et immigration et la proposition du président de la République d'adapter le délit de solidarité, Laurence Sailliet n'y voit qu' « un écran de fumée» par rapport la réalité de la situation. « Dans cette loi on ne traite que de l'asile et aucunement de l'immigration. Or, le taux d'immigration a progressé de 40% depuis le quinquennat de Nicolas Sarkozy », souligne Laurence Sailliet.

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