Laurence Sailliet : « Emmanuel Macron reste ambigu sur la laïcité et les dérives de l'islam radical »

Publié le 27/06/2019

Laurence Sailliet, porte-parole de notre famille politique, était ce jeudi matin l'invitée de Territoires d'infos sur Public Sénat. L'occasion d'évoquer le futur de notre famille politique, les conventions de refondation et l'élection à venir.

« Je suis très contente de voir de la jeunesse. » C'est avec ces mots que Laurence Sailliet, porte-parole de notre famille politique, a réagi à la création du Comité de renouvellement des Républicains, présenté hier lors d'une conférence de presse au siège de notre mouvement. Notre porte-parole a néanmoins souhaité « rappeler que Laurent Wauquiez avait donné la possibilité à tous d'agir. Il y avait une équipe thématique où nous retrouvons une partie de ces jeunes qui s'engagent aujourd'hui. Il y avait aussi un conseil des sensibilités » souligne-t-elle.

Interrogée sur les conventions à venir dans le travail de reconstruction de notre famille politique, Laurence Sailliet a rappelé que, sous l'impulsion de Jean Leonetti, président par intérim, « nous aurons une première convention destinée à redéfinir nos valeurs et notre socle d'idées le 6 juillet ». Un débat qui aura ensuite lieu « dans nos fédérations locales » et auquel pourront participer nos cadres, nos adhérents et nos sympathisants. Quant aux conventions lancées par Gérard Larcher, le président du Sénat, Laurence Sailliet considère que « toutes les initiatives sont bonnes » pour participer au relèvement de notre famille politique.

Et, aux yeux de notre porte-parole, la refondation de notre famille politique est nécessaire pour l'avenir de notre pays. « En tant que républicaine, j'estime que pour le débat démocratique, il faut sortir de la situation vécue à la présidentielle de 2017 et aux dernières européennes, celle d'un duel Macron-Le Pen. » 

Alors que certains élus des Républicains ont participé à un dîner avec Marion Maréchal, Laurence Sailliet a tenu à rappeler qu'« il y a une ligne rouge : il n'y aura pas d'alliance entre les Républicains et le Rassemblement national ». Notre porte-parole considère d'ailleurs que « Marion Maréchal-Le Pen mène un jeu très dangereux. Elle fait penser qu'elle n'est pas dans le jeu politique tout en tirant les manettes et en essayant d'effacer son nom » alors qu'il n'y a aucune différence entre Marine Le Pen et sa nièce.

Interrogée ensuite sur l'ouverture de la PMA aux couples de femmes, Laurence Sailliet a rappelé que « sur les sujets éthiques, nous voulons laissons à nos élus une liberté de vote ». Néanmoins, notre porte-parole a émis trois réserves importantes au sujet de cette réforme : « avec l'ouverture de la PMA pour toutes, nous dénonçons le risque d'eugénisme et de marchandisation des gamètes mais aussi le glissement vers la légalisation de la GPA » puisqu'au nom de l'égalité, les couples d'hommes souhaiteront également avoir des enfants. Sur ce sujet, Laurence Sailliet a souhaité conclure son intervention avec un appel au calme : « ces débats doivent être menés sereinement ».

Enfin, alors qu'elle considère le rapport sur la radicalisation qui vient d'être présenté comme étant « très intéressant », notre parole-parole a rappelé que « chaque année, nous avons des rapports similaires et je ne vois pas de prise de conscience de la part d'Emmanuel Macron. Il reste ambigu sur la laïcité et les dérives de l'islam radical ». Face à cette menace, Laurence Sailliet plaide pour une solution simple : « la tolérance zéro et appliquer simplement les lois de la République ». Et à ses yeux, et en guise de conclusion, elle a souligné que la défense de la laïcité « est un enjeu transpartisan ».

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Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

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