« La crise, et après ? » - Le débat des chefs de parti sur BFMTV

Publié le 22/03/2019

Mercredi 20 mars, BFMTV organisait un grand débat entre les chefs des principales formations politiques françaises. Pendant près de 2h30, notre président Laurent Wauquiez a débattu face à Stanislas Guerini (LREM), Marine Le Pen (RN), Jean-Luc Mélenchon (FI), Olivier Faure (PS) et François Bayrou (MoDem) autour de 3 grandes thématiques : « une France plus juste », « réponse aux oubliés » et « comment se réconcilier ».

Le débat, animé par Ruth Elkrief, a débuté sur la question de la fiscalité. Après Marine Le Pen, François Bayrou, Jean-Luc Mélenchon et Olivier Faure, Laurent Wauquiez a pris la parole pour évoquer deux sujets majeurs pour l'avenir de notre pays : le niveau faramineux de la dépense publique et le poids des impôts, notamment sur les classes moyennes et les retraités, principaux perdants de la politique économique menée par Emmanuel Macron et son gouvernement.

L'intervention du président des Républicains a commencé par une mise au point claire : « Ne perdons pas de vue l'essentiel, il faut baisser les impôts ! » Dénonçant le concours Lépine auquel s'adonnaient ses adversaires sur le plateau, qui en « moins de deux minutes d'émission ont déjà évoqué la création d'une dizaine d'impôts nouveaux », Laurent Wauquiez a détaillé les mesures qui composent la remise à plat du système fiscal que propose notre famille politique : une baisse de 10% de l'impôt sur le revenu, une diminution des droits de succession, l'annulation de la hausse de CSG pour tous les retraités, la réindexation des retraites sur l'inflation ou encore le rétablissement de la demi-part des veuves.

Au délégué général d'En Marche, Stanislas Guerini, Laurent Wauquiez a rappelé son hypocrisie lorsqu'il affirme  « être pour les baisses d'impôt » tout en plaidant pour l'instauration d'une tranche supplémentaire de l'impôt sur le revenu ou pour la hausse de la fiscalité sur les carburants. « C'est ça, baisser les impôts ? » a lancé Laurent Wauquiez à Stanislas Guerini.

À la question posée par Ruth Elkrief sur le financement des baisses d'impôt qu'il proposait, Laurent Wauquiez a rappelé sa priorité : la lutte contre le gaspillage de l'argent public. Dénonçant que « trop de richesse est aujourd'hui confisquée par la dépense publique » et soulignant que cette même dépense publique « augmente plus vite avec Emmanuel Macron qu'elle n'augmentait sous François Hollande », Laurent Wauquiez a rappelé que dès le mois d'octobre, les Républicains avaient présenté un grand plan d'économies de 20 milliards d'euros par an

Désigné pour inaugurer la seconde partie de l'émission sur « la France des oubliés », Laurent Wauquiez a souhaité commencer sa tirade en rappelant qu'il y a déjà un an, il dénonçait l'abandon de la France des territoires et la fracture croissante qui se créait entre les métropoles et le monde rural. Évoquant les thématiques de la désertification médicale et de la fermeture de classes d'école, le président des Républicains a surtout mis l'accent sur l'acharnement dont avaient fait l'objet les automobilistes. Un acharnement qui est, comme il l'a souligné, à l'origine de la crise des gilets jaunes. « Cette France se déplace en voiture. C'est cette France que le gouvernement a déclassée avec ses hausses de la fiscalité sur les carburants. »

Demandant à Stanislas Guerini de revenir sur les augmentations de fiscalité décidées en 2018, Laurent Wauquiez n'a jamais obtenu du délégué général d'En Marche un engagement clair pour nos concitoyens automobilistes...

Plaidant pour une revalorisation du travail et dénonçant « les dérives de notre système social qui se contente de verser des aides », Laurent Wauquiez a réaffirmé son engagement pour « le social qui permet aux gens de se réorienter vers le travail ». C'est pourquoi, il a proposé, une fois encore, au gouvernement d'expérimenter la mise en place de 5h d'activités d'intérêt général en contrepartie du versement du RSA. Une proposition à laquelle le Premier ministre n'a pas répondu depuis plus d'un mois et à laquelle Stanislas Guerini n'a pas non plus voulu apporté de réponse.

Avec l'arrivée de la troisième partie de l'émission sur « comment se réconcilier », Laurent Wauquiez a plaidé pour un « retour de l'ordre républicain ». Le président des Républicains a rappelé à Stanislas Guerini les propositions faites par notre famille politique pour œuvrer à un retour au calme depuis plusieurs mois. Des propositions, comme le rétablissement de l'état d'urgence dès le 4 décembre dernier, ou la proposition de loi anti-casseurs. Des propositions qui ont reçu systématiquement « une fin de non-recevoir ». Laurent Wauquiez a exhorté le gouvernement à se « donner les moyens de répondre à cette crise de l'autorité ». Une crise qui puise ses sources dans le renoncement de Notre-Dame-des-Landes face aux zadistes et dans le laxisme de la politique pénale du gouvernement.

Si Laurent Wauquiez a appelé à une réponse policière et à l'intransigeance face aux casseurs, le président des Républicains a souligné qu'il aurait fallu « écouter les revendications des gilets jaunes dès le début car elles étaient légitimes ». En désaccord total avec Marine Le Pen, qui propose la dissolution de l'Assemblée nationale et l'instauration de la proportionnelle, Laurent Wauquiez a rappelé que la crise était née d'un ras-le-bol fiscal et que « les Français sont dans la rue pour leurs retraites, pour la taxe sur les carburants, pour le pouvoir d'achat. Et après 2h de débat, on nous dit que la réponse, c'est l'instauration de la proportionnelle ? Ça n'a pas de sens ! »

Une autre solution à la crise ? Le président des Républicains a plaidé pour un changement de comportement du président de la République qui depuis 2 ans méprise et insulte les Français, un changement de comportement du gouvernement qui est trop centralisateur et un changement de comportement de la majorité qui reste sourde face aux propositions de l'opposition. Et de mettre en garde Stanislas Guerini et sa famille politique : « si le grand débat que vous avez lancé ne répond pas à la colère, vous aurez nourri un ressentiment supplémentaire. »

En conclusion du débat, Laurent Wauquiez a rappelé que la seule manière de réconcilier les Français sera d'apporter des solutions concrètes à leurs demandes sur le pouvoir d'achat, sur les retraites, sur le prix des carburants... « des actes » et non pas « de l'esbroufe » !

Signez la pétition

Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

Signez la pétition

Nos dernières actualités

Guillaume Larrivé : « Dépenses publiques : réveillons-nous ! »

Guillaume Larrivé : « Dépenses publiques : réveillons-nous ! »

Published on 20/06/2019

Dans une tribune publiée dans Les Echos, Guillaume Larrivé, secrétaire général dé

Eric Woerth : « Les deux premières années du quinquennat n'ont pas été une réussite »

Eric Woerth : « Les deux premières années du quinquennat n'ont pas été une réussite »

Published on 12/06/2019

Eric Woerth, député de l'Oise et président de la Commission des finances de l'Assemblée na

Bérengère Poletti : « Le gouvernement fait insidieusement les poches des Français par le prix de l'essence »

Bérengère Poletti : « Le gouvernement fait insidieusement les poches des Français par le prix de l'essence »

Published on 15/05/2019

La hausse des taxes sur les carburants a été l'un des facteurs déclencheurs de la crise de