Jean-Pierre Leleux : « Il y a un dysfonctionnent très net de l'utilisation de l'audiovisuel au profit d'Emmanuel Macron »

Publié le 08/02/2019

La retransmission en direct des 6 débats auxquels a participé Emmanuel Macron pose le problème du temps de parole. Le sénateur des Alpes-Maritimes rappelle la règle précise du CSA et réclame un temps de parole identique pour les partis d'opposition.

Dans le cadre du grand débat, Emmanuel Macron était ce jeudi à Etang-sur-Arroux (Saône-et-Loire).

Ce nouveau déplacement d'Emmanuel Macron, le sixième relayé en continu notamment par les chaînes d'information, pose de façon accrue la question de l'équité du temps de parole.

Ce jeudi, Jean-Pierre Leleux, sénateur des Alpes-Maritimes, a réagi sur Public Sénat à la « monopolisation des écrans » par le président de la République. « Il y a une règle qui précise qu'un tiers du temps de parole est réservé à l'exécutif, un tiers à la majorité et un tiers à l'opposition. Là, on explose les compteurs ! », signale Jean-Pierre Leleux qui espère que « le Conseil de surveillance de l'audiovisuel (CSA) s'autosaisira de ce problème. Le CSA a la mission de surveiller cela et de faire des rapports en conséquence », appuie-t-il.

Si « passer le temps à compter les minutes et à qualifier les représentations des uns et des autres peut apparaître compliqué », Jean-Pierre Leleux précise que « c'est justement la mission du CSA. Il faut qu'il dise au moins ce qu'il en pense », estime le sénateur.

Voyant une corrélation entre le nombre d'heures qu'ont accordé en continu les médias à Emmanuel Macron et sa remontée dans les sondages, Jean-Pierre Leleux réclame « un temps de parole identique pour les partis d'opposition. Là, il y a un dysfonctionnent très net de l'utilisation de l'audiovisuel », insiste-t-il.

Jean-Pierre Leleux en appelle également à la responsabilité de la presse pour qu'« elle mette en œuvre ses émissions en fonction des ratios prévus par la loi. C'est également aux chaînes de télévision de faire leurs calculs. Il faut être mesuré et respecter les groupes d'opposition. Ce n'est pas ressenti comme cela en ce moment », déplore-t-il rappelant que « la démocratie, c'est une majorité que l'on respecte en tant que telle mais également une opposition qui doit exister ».

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Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

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