Jean-Marie Sermier : « Les règles d'assouplissement de la limitation à 80km/h sont incompréhensibles »

Publié le 18/06/2019

Député du Jura, Jean-Marie Sermier a profité de la séance de questions au gouvernement pour interpeller la ministre en charge des Transports sur la loi d'orientation des mobilités, et plus particulièrement sur l'assouplissement de la limitation à 80km/h.

« Dans quelques minutes, l'Assemblée nationale se prononcera sur la loi d'orientation des mobilités. Cette loi devrait répondre aux problèmes quotidiens des Français. Or, de nombreux sujets abordés lors des assises des mobilités ne trouvent pas de réponses concrètes. » C'est ainsi que Jean-Marie Sermier, député du Jura, a souhaité débuter son intervention dans l'hémicycle. Et pour souligner cette absence de réponses concrètes au quotidien des Français, le député souligne, non sans une certaine ironie, que « légiférer sur les trottinettes, c'est bien mais cela ne résout pas tout ! »

Si le député du Jura se félicite de la qualité des débats autour de cette loi, il rappelle que « ce projet de loi ne répond pas à la question essentielle du financement ». L'occasion de lancer une première question à la ministre : « avec des déficits, comment entretenir les réseaux routiers, fluviaux, ferroviaires dont nous avons tant besoin, notamment dans les zones rurales ? »

Jean-Marie Sermier a également tenu à évoquer l'épineuse question des 80km/h dont il qualifie les règles d'assouplissement d'« incompréhensibles ». C'est sur ce sujet qu'il a souhaité conclure son intervention en demandant à la ministre : « les présidents de département qui le souhaitent pourront repasser à 90km/h sur le réseau départemental. Même chose pour les maires sur les routes communales. Pourquoi ne pas accepter que la même liberté soit donner aux préfets pour les routes nationales ? »

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Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
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