12 septembre 2018

L'Europe, l'Union européenne, les élections européennes ont été les principaux thèmes abordés dans l'interview que Jean Leonetti, Vice-président délégué des Républicains, a accordé ce mercredi matin au journal l'Opinion.

Sur le projet européen porté par "les Republicains" « nos lignes de force sont des lignes classiques de la droite républicaine avec des éléments supplémentaires qui sont apparus depuis les dernières élections : la crise migratoire, le Brexit, le terrorisme international », souligne Jean Leonetti rappelant que "les Republicains" sont pro-européens. « Mais nous voulons changer l'Europe. Nous voulons des frontières sûres et stables », souligne l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy ne voyant aucune divergence entre le projet européen des Républicains et celui porté par Alain Juppé.

« Les Français sont pro-européens mais trouvent que l'Europe ne fonctionne pas bien parce qu'elle ne s'intéresse pas à leurs préoccupations. On ne protège pas notre économie, nos entreprises et en même temps nous avons des frontières poreuses à l'immigration sans contrôle. Etre Européen, pour moi, c'est aussi une culture, une civilisation dans laquelle la France se retrouve et qui doit être défendue », ajoute Jean Leonetti qui a rappelé « l'étanchéité » du parti "les Republicains" avec l'extrême droite. « Cette étanchéité qu'a définie Laurent Wauquiez n'est pas nouvelle. De Jacques Chirac à Nicolas Sarkozy on a toujours entendu le parti affirmer son étanchéité totale avec le Front national. Il n'y aucune porosité et il n'y en aura jamais. Parce que l'extrême droite a une histoire en France et on ne doit pas l'oublier. Et de toute évidence parce que nous n'avons pas le même programme que nous que cela soit sur la sécurité, le plan économique. Marine Le Pen propose la sortie de l'euro, le retour de la retraité 60 ans... Ce n'est absolument pas notre programme », souligne Jean Leonetti.

Quant à la présidence de l'Assemblée nationale qui devrait revenir ce mercredi, par le fait majoritaire, à Richard Ferrand, ancien député socialiste qui s'est rallié très tôt à Emmanuel Macron, « quand on prône le nouveau monde, on ne peut pas dire que Richard Ferrand soit la personnalité qui incarne le renouvellement », ajuste Jean Leonetti.

Alors que Richard Ferrand est confronté à des difficultés judicaires à la suite d'une plainte d'AntiCorr pour prise illégale d'intérêts, Jean Leonetti lève un problème. « C'est le bureau de l'Assemblée nationale présidé par le président de l'Assemblée nationale qui lèverait l'immunité parlementaire s'il y a des poursuites. Il serait, dans ce cas, à la fois juge et parti », relève le Vice-président délégué des Républicains.

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