Jean Leonetti : « Ceux qui nous font confiance en ont assez d'entendre Mme Le Pen et M. Macron faire de la retape »

Publié le 25/06/2019

Jean Leonetti, président par intérim de notre famille politique et maire d'Antibes, était l'invité de la matinale de Sud Radio ce mardi. L'occasion pour lui d'évoquer le futur de notre famille politique, et notamment l'élection à la présidence des Républicains d'octobre, mais aussi les élections municipales à venir.

Alors que les pompiers menacent de se joindre à la grève des urgentistes, Jean Leonetti, président par intérim de notre famille politique, maire d'Antibes mais également cardiologue de profession, était invité à réagir à la situation que vivent nos hôpitaux actuellement. « Les urgentistes et les pompiers sont des hommes et des femmes à qui on demande toujours plus avec les mêmes moyens. Et aux urgences, il y a un vrai problème d'organisation. Le système français est à bout de souffle. » Et Jean Leonetti rappelle que « pendant sa campagne, le président de la République avait promis la création de maisons de santé, notamment pour permettre de soigner les pathologies légères en dehors des urgences. Aujourd'hui, on n'a pas eu le début du commencement de l'exécution de cette promesse. »

Et en parlant de promesses, notre président par intérim souligne qu'Emmanuel Macron et son gouvernement « font beaucoup de promesses, dépensent de l'argent et ne font pas d'économies ». C'est pourquoi « la situation de la France est délicate » aujourd'hui. Et alors que la situation est préoccupante, Jean Leonetti rappelle que le gouvernement « est dans une réforme permanente et cosmétique », ce qui ne permet aucunement de relever la barre.

Alors que nombreux sont ceux qui considèrent qu'Emmanuel Macron est un président de droite, Jean Leonetti tient à réfuter cette affirmation. « Quand j'entends Emmanuel Macron et Edouard Philippe, je suis souvent d'accord avec eux mais quand je regarde ce qui est fait, au contraire, je vois une dissociation entre les paroles et les actes. Ils font semblant de faire des réformes avec des lois qui ne règlent pas les problèmes. » Et au-delà de la méthode, notre président par intérim dénonce également un gouvernement « du en même temps » qui n'a « ni assez d'humanité ni assez d'autorité et de force régalienne ».

Interrogé sur le futur de notre famille politique après le départ de Laurent Wauquiez, Jean Leonetti tient à saluer « l'esprit de responsabilité » de notre ancien président. Le maire d'Antibes considère que « cette défaite était collective mais qu'il a choisi d'assumer seul la défaite », un geste honorable. Alors que Jean Leonetti souligne qu'il ne connait « pas le Laurent Wauquiez qu'on déteste », il rappelle que « la politique de convictions est un combat difficile » et considère que la prise de recul de Laurent Wauquiez lui sera bénéfique car « il a désormais le temps de reconstruire sa vraie image ».

Promoteur d'une élection à la présidence de notre mouvement dès le mois d'octobre, Jean Leonetti espère qu'une « nouvelle génération vienne épauler le nouveau président pour refonder notre famille politique ». Et si la refondation appelle de nouveaux visages, notre président par intérim tient à souligner que « cette refondation passera par les idées » plus que par les personnes.

Et cette refondation, n'est pas la construction d'« une écurie présidentielle » rappelle-t-il. La priorité pour Jean Leonetti est de porter à nouveau « des idées et des mesures pour les Français » tout en réaffirmant qui nous sommes : le parti « de la liberté, de la responsabilité, de l'autorité. Il faut que nous arrivions à l'exprimer ». Et pour le maire d'Antibes, pas question d'exprimer ce que nous sommes en changeant le nom de notre famille politique : « nous n'allons pas changer de marque pour nous cacher ».

Interrogé enfin sur les élections municipales qui auront lieu l'année prochaine, Jean Leonetti considère que « le président de la République est dans un démarchage indécent. Nos militants et ceux qui nous font confiance en ont assez d'entendre Mme Le Pen et M. Macron faire de la retape sur nos maires ». Et de conclure en rappelant que « les élections municipales sont celles d'un maire qui a un projet pour sa ville et que ce projet est détaché des étiquettes politiques. »

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