Jean Leonetti : « Cette journée est un point de départ et non pas un aboutissement »

Publié le 06/07/2019

Jean Leonetti, président par intérim des Républicains et maire d'Antibes, était ce samedi matin l'invité de France Info, à quelques minutes du lancement de la convention sur les valeurs et les principes de notre famille politique.

Ce samedi, nous organisions au siège des Républicains à Paris une convention sur les valeurs et les principes de notre famille politique. Quelques minutes auparavant, Jean Leonetti, notre président par intérim, a commenté cette initiative dans les studios de France Info. « Nous engageons un travail de reconstruction et nous voulons reconstruire à partir des fondations et non pas du toit » a expliqué Jean Leonetti en préambule de son interview. Et les fondations, aux yeux de notre président par intérim, ce sont les valeurs. « Nous nous interrogeons sur nos engagements et donc évidemment sur nos valeurs. La question que nous posons, c'est celle du projet de société que nous souhaitons porter. Et à cette question, nous devons répondre de manière extrêmement claire. »

Cette clarté sur les valeurs devra ensuite s'incarner dans des propositions concrètes pour le quotidien des Français. En effet, notre président par intérim a expliqué qu'« une fois que nous connaissons nos valeurs, il faut les décliner. L'important, c'est la manière dont la valeur s'incarne, la mesure qui en découle. »

L'occasion également de rappeler que « cette journée est un point de départ et non pas un aboutissement ». Car en effet, des débats seront organisés dans nos fédérations partout en France et les Français seront consultés par voie électronique pour nous aider à définir notre socle de valeurs. « La consultation que je veux sur les valeurs et les engagements doit dépasser nos adhérents et nos militants. Elle doit inclure tous les Français » a-t-il expliqué.

Pourquoi cette initiative ? Jean Leonetti détaille ce choix car il en a marre que la droite se définisse par opposition aux autres formations politiques : « la question n'est pas de savoir qui nous ne sommes pas mais bien qui nous sommes ». Et pour notre président par intérim, c'est la seule manière de reparler aux Français, pris pour l'instant au piège dans ce duel Macron-Le Pen. « Essayons de conquérir l'esprit et le cœur des Français de manière populaire et non pas en disant que nous ne sommes ni Marine Le Pen ni Emmanuel Macron. » Cette reconquête, Jean Leonetti l'envisage avec une droite qui « ouvre la porte de l'espérance et de la confiance ».

Interrogé sur les élections municipales de 2020, notre président par intérim qui est également maire d'Antibes, a tenu à rappeler que « les élections municipales ne sont pas les élections européennes. C'est une élection locale qui repose sur le projet du maire. » C'est pour cette raison qu'il a exclu « toute alliance d'appareils au niveau national » et a plaidé pour que nous « essayions de rester dans une élection non-politisée ».

Jean Leonetti a également profité de cette interview pour réagir à la grève des correcteurs du baccalauréat. « Un maître ne se compromet pas en prenant en otage ses élèves. C'est inadmissible ! » L'occasion d'évoquer à nouveau les valeurs que notre famille politique défend et parmi lesquelles on retrouve l'autorité et le mérite mais également l'exemplarité. Une valeur qui fait défaut à ces correcteurs qui mettent en danger le futur des lycéens.

Interrogé également sur l'affaire Vincent Lambert et la loi de 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie dont il est le co-auteur, Jean Leonetti a tenu à rappeler que dans l'esprit de la loi, « il s'agit d'un arrêt du traitement mais pas des soins ». Il a expliqué qu'il était opposé à un changement de loi qui aurait pour but de « donner la mort » et a plaidé pour une décision « au cas par cas » dans laquelle s'impose en priorité « la volonté du patient ». 

En ce qui concerne l'ouverture de la PMA aux couples de femmes, Jean Leonetti a constaté qu'« il y a un effet domino » qui ouvrira la voie à la GPA et a demandé à ses intervieweurs : « est-ce que vous arriverez à expliquer que c'est un droit qui est ouvert aux femmes et pas aux hommes ? » Pour le maire d'Antibes, la question que nous devons nous poser n'est pas celle du désir d'enfant mais bien celle de savoir « si c'est bon pour l'enfant ». Jean Leonetti a appelé à ce que nous ne niions pas l'existence du père et son rôle essentiel auprès de l'enfant avant de conclure que « biologiquement, il faut un homme et une femme pour faire un enfant. »

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