Guillaume Peltier au Parisien : « La France est menacée d'explosion sociale »

Publié le 30/10/2019

Guillaume Peltier, député et nouveau vice-président délégué des Républicains, veut contribuer à redresser son parti, en reparlant aux classes moyennes.

Nouveau numéro 2 du parti les Républicains, le député du Loir-et-Cher Guillaume Peltier, 43 ans, publie son premier livre, en librairie aujourd'hui, dans lequel il appelle la droite à repenser son logiciel politique et à ne pas délaisser les classes moyennes.

Vous vous érigez en défenseur des classes moyennes. La droite les a abandonnées ?

La droite s'est parfois égarée en s'enfermant dans les seules questions identitaire ou comptable. Avec Christian Jacob, nous voulons parler à tous les Français : pouvoir d'achat, ascenseur social, égalité des chances, récompense du travail à travers la hausse des salaires. Sans oublier l'autorité de l'Etat,avec la laïcité, qui permet de tourner le dos au lâche aveuglement d'Emmanuel Macron.

Vos propositions économiques, jugées trop sociales, sont critiquées en interne. On peut être numéro 2 des Républicains et aussi clivant ?

Dans mon livre, je prône une baisse de la dette et des déficits, avec 40 milliards d'économies chaque année.Mais la fin en soi, c'est l'augmentation des salaires. Ils sont trop bas en France. Ma proposition est équilibrée pour les entreprises avec la suppression des cotisations patronales, comme pour les travailleurs avec la suppression des cotisations salariales : chaque Français, salarié, retraité ou fonctionnaire, verrait son revenu brut devenir son revenu net. Cette révolution sociale serait financée par un microprélèvement à 2% sur les transactions financières et les paiements électroniques.

Vous êtes en faveur du rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF). C'est une mesure de droite ?

Nous devons rétablir l'ISF pour les spéculateurs, ceux qui jouent avec l'argent, mais le supprimer pour les propriétaires immobiliers ou pour ceux qui investissent dans l'économie française. C'est la mesure d'une droite juste.

Vous affirmez vouloir « élargir les règles de laïcité » à tous les services publics et aux entreprises privées… C'est-à-dire ?

Il faut créer un électrochoc et étendre la loi de 2004 aux agents comme aux usagers des services publics, dans les hôpitaux par exemple, mais aussi dans les entreprises privées. Comme à l'école, la loi doit être au-dessus de la foi.

Vous préconisez aussi la rétention administrative de tous les fichés S français. Vous êtes prêt à enfermer des milliers de personnes sans jugement préalable ?

Cela ne concernerait que les plus radicalisés. Les forces de police pourraient préventivement interpeller et interner ceux qui sont parmi les plus dangereux, avant l'intervention d'un juge. Nous ne devons plus reculer face au terrorisme.

Quelle est l'urgence pour les Républicains ?

Il nous faut réussir les élections municipales. Puis notre grand congrès des idées, qui aura lieu juste après. L'enjeu est d'être en situation d'incarner aux yeux des Français, aux 70% de Français aujourd'hui politiquement orphelins, une alternative crédible au duel mortifère entre Macron et Le Pen. Mon livre est un livre de solutions urgentes car la France est menacée d'explosion sociale.

Votre ambition présidentielle transpire à travers tout le livre. Vous serez candidat en 2022 ?

Ce qui me préoccupe, c'est de tout faire, avec Christian Jacob, pour que la droite républicaine soit en position de diriger notre pays en 2022, qu'elle soit réconciliée avec ses origines sociales et populaires. Il serait prétentieux aujourd'hui d'évoquer toute candidature personnelle.

>> Lire l'interview sur LeParisien.fr

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Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

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