Guillaume Peltier : « Nous voulons qu'Emmanuel Macron écoute enfin les Français »

Publié le 10/04/2019

Le Vice-président des Républicains est favorable, après le grand débat, à une consultation des Français, par référendum, sur le pouvoir d'achat et l'immigration car, souligne-t-il, « ils attendent l'ordre républicain et la justice sociale et fiscale ».

« Nous considérons que le contrat avec les Français est sérieusement abîmé et que la confiance que les Français avaient placée en Emmanuel Macron est sérieusement endommagée ». Vice-président des Républicains, Guillaume Peltier partage l'avis de Christian Jacob selon lequel, à la sortie de ce grand débat, « il faudra probablement, par un référendum, interroger les Français sur le pouvoir d'achat, sur l'immigration. Mais s'il s'agit d'un référendum sur la proportionnelle, sur des modes de scrutin, de la bouillie électorale, Emmanuel Macron sera à côté de la plaque car les Français attendent l'ordre républicain et la justice sociale et fiscale », estime le député de Loir-et-Cher.

Invité ce mercredi de LCP, Guillaume Peltier, qui critique un grand débat transformé en « grand blabla », en « bavardage public » attend les réponses du chef de l'État après l'exercice du Premier ministre qui n'a rien proposé de précis, mardi, devant l'Assemblé nationale. « Nous attendons des mesures courageuses, concrètes, prioritairement pour augmenter le pouvoir d'achat des retraités, de ceux qui travaillent pour provoquer un écart entre les revenus de l'assistance et ceux du travail. C'est le grand défi qui attend notre pays et que portent les Républicains », souligne Guillaume Peltier rappelant que les Républicains ont participé à ce grand débat « dans un souci d'apaisement et de concorde civile ».

En attente de pistes précises de la part du gouvernement, Guillaume Peltier rappelle celles des Républicains. « Si le gouvernement est prêt à faire amende honorable, qu'il s'est trompé, qu'il faut changer radicalement de politique en supprimant la hausse de la CSG pour tous les retraités, en baissant de 10% au moins l'impôt sur le revenu de tous les Français, en réindexant les pensions de retraite sur le coût de la vie, en augmentant de façon radicale le pouvoir d'achat des Français pour redonner de la valeur au travail », Guillaume Peltier apportera son soutien.

Signataire avec 218 députés et sénateurs de tous bords politiques, hors majorité présidentielle, d'une procédure référendaire visant à empêcher la privatisation d'ADP prévue dans la loi PACTE, Guillaume Peltier salue cette démarche transpartisane motivée par le « sens de l'intérêt général ».

« Je crois aux clivages, je suis fier d'être de droite mais je considère que sur des sujets particuliers nous avons besoin d'être dans un esprit de rassemblement et là, sur cette privatisation, de dire non à Emmanuel Macron qui commet une faute en vendant, sans contreparties, les aéroports de Paris », considère le député de Loir-et-Cher.

« De la même manière que la privatisation des autoroutes est devenue une faute et une folie, il nous apparait très dangereux de privatiser ADP car cela reviendrait à privatiser une frontière, à faire d'une situation de monopole une véritable rente. Pire, l'État vend les bijoux de famille à un prix déraisonnablement bas par rapport à ce que ces aéroports auraient dû lui rapporter », argumente le Vice-président des Républicains en appelant à la souveraineté du peuple français. « Il n'est pas bon que l'Etat abandonne tout », fait encore valoir le député de Loir-et-Cher qui, par principe, n'est pas opposé aux privatisations. « Mais là, il s'agit d'une situation de monopole et cela pourrait devenir une situation de rente », note-t-il, faisant remarquer que la privatisation des autoroutes, « c'est 15 milliards de dividendes versés aux actionnaires sans aucun contrôle et une augmentation de 20% du coût des péages sans aucun contrôle ».

Après validation de la démarche par le Conseil constitutionnel, il restera à réunir 4,5 millions de signatures. « Les Français vont voir que la politique peut être efficace, qu'elle sert à quelque chose. Les parlementaires ont pris leur responsabilité. C'est au peuple français de désormais se mobiliser en Île-de-France et ailleurs car Roissy, Orly, Le Bourget, c'est 100 millions de passagers chaque année », souligne Guillaume Peltier demandant à l'État qu'« il garde une vision stratégique et de protection de nos intérêts stratégiques. La vision gaulliste de l'État, c'est d'être capable, dans des circonstances particulières, d'additionner toutes les forces, toutes les oppositions, tous les partis pour défendre une vision : l'intérêt général de la France », conclut Guillaume Peltier.
 

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