Guillaume Peltier à LCI : « Nous, les Républicains, proposons un cercle vertueux qui passe par la baisse de la dépense publique »

Publié le 12/02/2019

Pour Guillaume Peltier, Premier Vice-président des Républicains, « les pouvoirs politiques tolèrent chaque samedi des violences inacceptables ». Réclamant de la fermeté, il invite le gouvernement à agir urgemment pour baisser les dépenses publiques, les impôts et redonner ainsi du pouvoir d'achat aux Français.

« Une droite républicaine qui tourne la page du macronisme, lequel abîme la France. Une droite républicaine qui n'offre aucune perspective aux extrêmes, lesquels opposent les Français les uns aux autres. Une droite républicaine qui parle à toute la société française, à cette France des classes moyennes que nous devons défendre, à cette majorité silencieuse à qui l'on demande toujours tout, que ne réclame jamais rien et qui n'est jamais défendue et entendue... »

Invité ce mardi matin de LCI, Guillaume Peltier Premier Vice-président des Républicains, a rappelé quelle était la voie politique dans laquelle notre famille politique est engagée. Ainsi que les combats à mener dont celui, drastique, de la réduction des dépenses publiques. « Emmanuel Macron augmente les dépenses publiques. Donc, il augmente les impôts. Et donc, il baisse le pouvoir d'achat des Français. Nous, les Républicains, proposons l'inverse, un cercle vertueux qui passe par la baisse de la dépense publique, donc la baisse des impôts et l'augmentation du pouvoir d'achat des Français », fait remarquer le député les Républicains de Loir-et-Cher, prêt à ouvrir prioritairement deux chantiers : le système des retraites et la lutte contre les fraudes.

« Il faut d'abord réformer notre système de retraite en prônant l'égalité stricte entre le public et le privé et la suppression de tous les régimes spéciaux » estime Guillaume Peltier, chiffrant l'économie réalisée annuellement à 13 milliards d'euros. La lutte « acharnée » contre les fraudes fiscales (80 milliards) et les fraudes sociales (20 milliards), constitue sa seconde priorité. « Il y a 100 milliards d'euros qui disparaissent de notre pays chaque année parce que l'État n'est pas assez ferme et strict sur cette question. Avec cet argent, nous pourrions baisser les charges qui pèsent sur les entreprises. Et en baissant les charges, on augmenterait les salaires car on ne peut pas vivre en France avec des salaires aussi bas pour ceux qui font l'effort d'aller travailler », observe-t-il.

Concernant l'ISF, Guillaume Peltier l'aurait uniquement maintenu pour les spéculateurs, « ceux qui jouent avec l'argent. Mais je l'aurais totalement supprimé pour les propriétaires, car je crois au patrimoine, et pour tous ceux qui investissent dans l'économie française, dans les PME. C'est un principe de justice. C'est à l'inverse de Macron qui a maintenu l'ISF pour les propriétaires et qui l'a supprimé pour les spéculateurs », note-t-il.

Interrogé sur la vie des Républicains, Guillaume Peltier fait « totalement confiance » à la « constance » et à l'« endurance » de Laurent Wauqiez qui a la lourde tâche de reconstruire un parti « en convalescence ». « L'année 2017 a été catastrophique pour notre famille politique. Nous sommes en période de reconstruction. Laissons le temps à Laurent Wauquiez », confie-t-il, appréciant que sous l'impulsion de son président, les Républicains font des classes moyennes « la colonne vertébrale de notre engagement politique ».

Interrogé sur les élections européennes qui se dérouleront le 26 mai prochain, Guillaume Peltier écarte cette volonté d'Emmanuel Macron de vouloir jouer le scrutin entre les progressistes et les nationalistes. « Ni le progressisme, ni le nationalisme ne sont des solutions durables pour la France. Emmanuel Macron dit que l'Europe va mal alors il propose plus d'Europe, d'aller encore plus loin et plus fort dans le mur. C'est la fuite en avant ! Les extrêmes disent que l'Europe va mal alors il faut quitter l'Europe. C'est la marche arrière ! Nous, les Républicains, sommes les seuls à vouloir changer l'Europe en profondeur pour la sauver, avec une Europe des compétences, avec une Europe qui protège sur le plan commercial, économique et migratoire », apprécie Guillaume Peltier qui soutient le « trio rassembleur imaginé par Laurent Wauquiez » composé de François-Xavier Bellamy, Agnès Evren et Arnaud Danjean.

Interrogé sur le mouvement des gilets jaunes et certaines formes de radicalité, Guillaume Peltier regarde ces années récente où l'on a « brisé le respect du professeur ; interdit, abîmé ou édulcoré l'enseignement de notre identité, de nos racines, de notre histoire à l'école ; oublié ou abîmé les savoir fondamentaux ; excusé les coupables et accusé les victimes ; mis en cause le système carcéral et pénitentiaire. Aujourd'hui, on admet tout, on peut s'en prendre à des pompiers, à des policiers, à des gendarmes, à des journalistes, à des élus et on s'étonne que tout cela explose », constate-t-il.

Quant aux violences, « la vérité, observe-t-il, c'est que voilà quinze semaines que les pouvoirs politiques tolèrent chaque samedi des violences inacceptables de quelques centaines de casseurs. Nous avons les moyens d'intervenir dans le monde entier, nous avons l'une des armées les plus puissantes au monde, nous avons un système de renseignement remarquable et chaque samedi on tolère l'intolérable ! Soyons fermes, intraitables, exemplaires. Châtions les coupables plutôt que de commenter l'actualité », adresse-t-il au gouvernement et à Emmanuel Macron, ce « haut fonctionnaire de Bercy qui gère la France comme les Fermiers généraux. Il faut, immédiatement, dès 2019, un plan de baisse des dépenses publiques de l'État central tel que nous, les Républicains, l'avons proposé en octobre dernier. Grâce à cette baisse nous pourrons répondre à la première angoisse des Français qui est la récompense absolue de la valeur travail », préconise-t-il.

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Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

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