14 mars 2018

La réforme de la SNCF, telle qu'elle est présentée aujourd'hui, Guillaume Peltier, vice-président des Républicains et député de la 2ème circonscription du Loir-et-Cher, ne la votera pas.

Et cela en raison de « deux inquiétudes lourdes », comme il l'a précisé ce mercredi matin au micro de France Info. « Le Gouvernement n'intègre pas dans la réforme du statut du cheminot la question du régime spécial de la retraite des cheminots, point qu'il repousse à plus tard », constate-t-il. Et pourtant, « la retraite des cheminots c'est 3,2 milliards d'euros que les Français versent chaque année à la SNCF pour maintenir à l'équilibre le régime de retraite de la SNCF », relève Guillaume Peltier qui plaide « pour l'égalité stricte public-privé et la fin de tous les régimes spéciaux ».

Seconde inquiétude, le sort que le Gouvernement réserve aux petites lignes du quotidien que le député "les Républicains" du Loir-et-Cher qualifie de « grandes lignes des travailleurs utilisées quotidiennement par des millions de travailleurs dans nos territoires ».

A la veille du déplacement du président de la République en Touraine pour promouvoir ses mesures en faveur de l'apprentissage et répondre aux critiques sur la fermeture de classes rurales, Guillaume Peltier « accuse le président de la République, Emmanuel Macron, d'avoir menti aux Français ». Le Vice-président des Républicains se remémore le 17 juillet dernier, jour de la 1ère Conférence nationale des territoires initiée par le président de la République et lors de laquelle, voulant tracer les perspectives pour les provinces, Emmanuel Macron a assuré que « les territoires ruraux ne doivent plus être la variable d'ajustement. Il n'y aura plus aucune fermeture de classe dans les écoles rurales. »

« 7 mois après, nous avons appris la fermeture de dizaines et de dizaines de classes dans les écoles rurales. Nous estimons à ce jour à plus de 800 le nombre de fermetures de classes dans les écoles rurales », souligne Guillaume Peltier, réclamant au président de la République « un moratoire sur la fermeture des classes dans les écoles rurales ».

« On ne peut pas, sans anticipation, sans négociation, sans contacts avec les représentants des enseignants, des parents d'élèves, les élus locaux avoir une telle casse des services publics dans nos territoires. L'école de la République c'est la République sur tout le territoire de la République », argue Guillaume Peltier réclamant d'Emmanuel Macron « une parole forte car il a menti aux Français ».

Interrogé sur le Front national et notant que « personne ne croit à la capacité du Front national à rassembler une majorité de Français », le Vice-président des Républicains a saisi l'occasion pour rappeler qu'il n'y aura jamais d'alliance avec le parti d'extrême-droite. « La ligne avec Laurent Wauquiez, et unanime de toute l'équipe dirigeante des Républicains, c'est celle d'hier, d'aujourd'hui et de demain. Elle est d'une clarté absolue : pas d'accord avec le Front national ».

Et Guillaume Peltier de pointer des « différences majeures » avec ce « parti qui a une vision très familiale des choses ». « Le FN veut quitter l'euro et l'Europe, ce n'est pas notre vision même si nous voulons une autre Europe. Le FN promeut la préférence nationale, ce n'est pas notre vision de la société française », relève Guillaume Peltier remarquant combien « le FN c'est le parti qui critique, bavarde, commente, accuse. ».

Au contraire des Républicains qui, « autour de Laurent Wauquiez ont décidé, avec humilité mais avec détermination, de redresser la droite française en dénonçant les mauvaises politiques et en faisant des contre-propositions très fortes, très solides de nature à redresser notre pays », souligne le Vice-président des Républicains.

A un peu plus d'un an de l'élection européenne (mai 2019), Guillaume Peltier a tracé la voie qui sera incarnée par notre famille politique face à Emmanuel Macron qui souhaite plus de fédéralisme, plus d'élargissement et plus de technocratie et face au FN et à Jean-Luc Mélenchon qui prônent la sortie de l'euro et de l'Europe.

« Il nous faut une nouvelle Europe fondée sur trois principes : la démocratie, la protection et l'innovation. La démocratie avec plus de pouvoir au Parlement européen, plus de pouvoir aux peuples. La protection car l'Europe doit assumer son idéal de protection des ouvriers, des agriculteurs, des employés, des classes moyennes. Tout le contraire d'Emmanuel Macron qui le dit mais ne le fait pas à l'exemple de la circulaire sur les travailleurs où, au final, rien n'a été réglé ».

Pour le troisième point, Guillaume Peltier souhaite une « grande Europe de l'innovation avec un grand plan Marshall pour s'attaquer à la cause des causes de l'immigration qui est la misère et la détresse en Afrique ». Mais également un grand plan sur l'intelligence artificielle « pour éviter que les Chinois et les Américains continuent à dompter le monde à travers leurs moyens colossaux ».

Enfin, interrogé sur la volonté du Gouvernement de réduire au 1er juillet prochain la vitesse à 80 km/h sur 400 000 kilomètres de routes secondaires, le député les Républicains du Loir-et-Cher demande à ce que le Gouvernement « accepte que les présidents des conseils départementaux et les maires soient souverains pour décider, en fonction des tronçons, de la dangerosité des routes et de la vitesse maximale à autoriser. On ne peut pas, de manière technocratique, depuis Elysée ou Matignon, imposer une mesure qui s'applique à tous ». Et Guillaume Peltier d'estimer que c'est « mépriser les élus locaux que de considérer qu'ils ne sont pas capables de faire quelque chose de très cohérent à l'échelle de leurs territoires ».

Et pour aider les départements et territoires à entretenir un réseau routier vétuste, il propose, à titre exceptionnel, de taxer les superprofits (1,6 milliard d'euros en 2016) des sociétés autoroutières.

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