Guillaume Larrivé à RFI : « Emmanuel Macron cherche à embrouiller les Français »

Publié le 05/02/2019

Un grand débat qui se transforme en opération électorale pour Emmanuel Macron, l'idée d'un référendum avec des questions multiples et accessoires... Guillaume Larrivé, Secrétaire général délégué des Républicains, craint qu'Emmanuel Macron veuille « embrouiller » les Français alors que le sujet prioritaire est celui de la réduction de la dépense publique pour baisser les impôts et redonner du pouvoir d'achat aux Français.

« Instrument qui existe dans la Vème République, le référendum se doit d'être utile. Si c'est juste pour consulter les Français sur des questions comme le vote blanc qui sont accessoires et surtout qui ne sont pas au cœur des préoccupations des Français, ce sera alors une petite manipulation, une tentative d'Emmanuel Macron de se refaire une santé via le référendum ».

Outre qu'à ses yeux « le grand débat se transforme en opération de campagne électorale du président de la République », Guillaume Larrivé souhaite que le référendum, « utilisé neuf fois sous la Vème République, soit convoqué pour de grandes et de belles questions ». Comme celles sur la politique économique et sociale à mener, sur un plan de réduction des dépenses publiques. « Nous, les Républicains, pensons que le cœur du sujet est là. Nous avons le record mondial en France des prélèvements obligatoires, des taxes et des impôts. C'est délirant ! Cela détruit l'emploi, prive de perspectives les Français qui ont envie de créer des richesses », réagit le Secrétaire général des Républicains délégué au projet.

« On a besoin de se libérer de ce matraquage fiscal qui détruit la qualité de vie des classes moyennes », poursuit Guillaume Larrivé, fustigeant la dernière trouvaille du gouvernement et du ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, sur les niches fiscales. « Ils envisagent en fait d'augmenter l'impôt sur le revenu car supprimer des niches fiscales qui réduisent l'impôt sur le revenu cela veut dire augmenter les impôts sur le revenu. L'impôt sur le revenu est déjà particulièrement élevé en France et pèse sur une petite moitié des Français », remarque Guillaume Larrivé qui ne voudrait pas que « ces débats sur le référendum embrouillent les Français et fassent oublier l'essentiel : la nécessité de baisser enfin les impôts sur les classes moyennes en baissant au préalable la dépense publique ». 

Interrogé sur la loi "anti-casseurs" actuellement en discussion au Parlement, Guillaume Larrivé a confié qu'il la voterait. « Ce n'est pas un texte parfait mais globalement, c'est un texte utile qui avait été proposé initialement par les Républicains et porté par Bruno Retailleau », le président du groupe les Républicains au Sénat. 

Parmi les mesures présentées figure celle de l'interdiction administrative de manifester. « Cela permettrait aux autorités de mieux maîtriser les manifestations en exfiltrant un certain nombre d'individus casseurs, cela sous le contrôle du juge administratif », apprécie Guillaume Larrivé. « Si un préfet prend une décision d'interdiction de manifester à certains individus, ce n'est pas pour le plaisir d'embêter les gens mais c'est pour éviter des incidents », souligne le député de l'Yonne, rappelant que de très nombreux policiers et gendarmes ont été blessés « lors de manifestations extrêmement violentes qui ne sont plus des manifestations d'expression libre mais qui sont devenues le prétexte à des affrontements très préoccupants ».

A moins de quatre mois des élections européennes, le Secrétaire général délégué des Républicains se montre confiant. Il se félicite de la tête de liste des Républicains composée du trio François-Xavier Bellamy - Agnès Evren - Arnaud Danjean. « Avec eux nous allons faire une belle campagne et nous allons défendre des idées utiles qui ne sont pas le fédéralisme d'Emmanuel Macron ni la brutalité extrémiste de Mme Le Pen mais la voie réaliste pour la France en Europe ».

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Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

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