Guillaume Larrivé : « Nous devons porter un projet de réconciliation française »

Publié le 26/06/2019

Guillaume Larrivé, secrétaire général délégué au projet des Républicains et député de l'Yonne, était ce mercredi matin l'invité de Marc Fauvelle et Renaud Dély sur France Info. L'occasion d'évoquer le futur de notre famille politique mais également les débats qui s'ouvrent sur la PMA pour toutes ou encore le phénomène d'islamisation qui touche notre pays.

Alors que le projet de loi Écologie-Climat doit être présenté ce mercredi après-midi à l'Assemblée nationale, Guillaume Larrivé, député de l'Yonne, était interrogé ce mercredi matin sur la transition écologique, sur fond de canicule. « Si on veut vraiment réussir la transition écologique et la lutte contre le changement climatique, il faut des actions locales et françaises mais aussi des actions européennes. Je n'oublie pas ce que nous avons dit lors de notre campagne des européennes. Je plaide toujours pour l'instauration d'une barrière écologique sur les produits qui ne respectent pas nos normes écologiques et environnementales » a-t-il développé au micro de France Info. Et en matière d'écologie, Guillaume Larrivé veut sortir des postures idéologiques et plaide pour que « nous ne prenions pas le problème à l'envers ». Un exemple ? Alors que le gouvernement souhaite accélérer le démantèlement des centrales nucléaires françaises, le député de l'Yonne rappelle que « l'énergie nucléaire contribue à la lutte contre le réchauffement climatique puisqu'elle est décarbonée ». Pour Guillaume Larrivé, le rôle des Républicains consiste à « proposer des solutions réalistes, sérieuses et innovantes. Nous devons le faire au regard des expériences locales que nous menons dans les collectivités que nous gérons ».

Interrogé sur l'avenir de notre famille politique, notre secrétaire général délégué souligne qu'« il y a une nécessité absolue de transformation des Républicains » et que l'élection à la présidence qui aura lieu en octobre prochaine est une étape « positive » et très importante dans ce travail de reconstruction.

Se reconstruire pour « devenir le parti de l'après-Macron », tel est l'objectif fixé par Guillaume Larrivé pour notre famille politique. Et pour cet après-Macron, le député de l'Yonne plaide pour un « projet de réconciliation française » qui repose sur deux piliers : « relever la nation et libérer les Français ».

Par le relèvement de la nation, Guillaume Larrivé entend le « rétablissement des finances publiques, la sortie de l'immigration de masse ou encore le rétablissement de l'autorité de l'Etat ». Et avec la libération des Français, le député de l'Yonne entend dénoncer le fait « qu'aujourd'hui, notre pays souffre d'un excès de normes, d'impôts, de contraintes... » et que nos compatriotes doivent absolument en être libérés.

Interrogé ensuite sur la polémique du port du burkini dans les piscines municipales, Guillaume Larrivé répond agacé que « nous avons déjà eu ce débat sur le burkini il y a quelques années ». Après avoir rappelé qu'« il s'agit d'une nouvelle provocation », il a demandé à ce que « les règles sanitaires et de civilité s'appliquent », tout simplement.

Alors qu'un rapport parlementaire pointe du doigt la radicalisation croissante dans certains pans de la société, et notamment au sein des associations sportives, Guillaume Larrivé considère que « nous avons besoin d'un immense effort d'éducation républicaine pour éviter le basculement de certains territoires dans l'islamisation ». Pourtant, « Emmanuel Macron n'a pas pris la mesure de l'ampleur de ce phénomène ». Et pour montrer cette absence de lucidité face à la menace islamiste, le député de l'Yonne prend deux exemples cinglants : « il y a des lieux de culte tenus par des extrémistes qui ne sont pas fermés et des prêcheurs de haine étrangers qui ne sont toujours pas expulsés ». Une absence d'action qui s'explique aux yeux de Guillaume Larrivé notamment parce qu'« au sein de la majorité, il y a des discours très communautaristes ».

En ce qui concerne l'ouverture de la PMA aux couples de femmes, le député de l'Yonne souhaite un débat serein au Parlement. Il considère d'ailleurs que « sur la question de la PMA, chaque député devra voter et s'exprimer en conscience ». Interrogé sur sa position personnelle, Guillaume Larrivé plaide pour la nuance : « pour ma part, je veux respecter la liberté des femmes sans franchir la barrière du transhumanisme ». Une barrière qu'il redoute pourtant de voir franchie avec le projet de loi tel qu'il est envisagé aujourd'hui.

La nuance, Guillaume Larrivé la demande également dans le dossier de la privatisation d'ADP. Si le député explique qu'il n'a pas voté pour cette privatisation « parce que le cahier des charges ne lui convenait pas », il est pourtant « opposé à cette initiative de référendum avec la France insoumise ou les socialistes ». Et de conclure : « je revendique un droit à la nuance ».

Incarnant une position qu'il qualifie lui-même de « nationale-libérale », Guillaume Larrivé a expliqué qu'il souhaitait une réforme du RSA. « J'aimerais qu'on engage une rupture avec le RSA actuel pour mieux aider les Français qui sont éloignés du travail. Aujourd'hui, le système les rend prisonniers de l'inactivité. Nous devons également baisser les impôts de production pour que les entreprises puissent embaucher plus facilement. »

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Exigeons 5h d'activités d'intérêt général par semaine en contrepartie du RSA !

Il y a huit ans, Laurent Wauquiez fut l'un des premiers à dénoncer les dérives de l'assistanat et à proposer l'instauration de contreparties au versement du RSA. Huit ans plus tard, Edouard Philippe a évoqué cette idée. Idée immédiatement rejetée par son propre gouvernement...
Nous croyons à la politique sociale par le travail, pas à la politique sociale par l'assistanat ! L'un des grands maux de notre pays est d'enfermer dans l'assistanat de trop nombreux Français en ne valorisant pas assez la reprise d'un travail.
Nous demandons que soit modifiée la loi pour conditionner à au moins 5h d'activités d'intérêt général par semaine le versement du RSA.

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