17 avril 2018

Député "les Républicains" de l'Yonne, Guillaume Larrivé était l'invité politique, ce mardi matin, de LCP. L'occasion pour celui qui est chargé avec Virginie Calmels, Vice-présidente déléguée, et Luc Ferry, d'élaborer le projet politique des Républicains de se monter particulièrement circonspect sur l'intervention de la France en Syrie.

« On a choisi une politique de puissance qui ne respecte pas le droit international », juge Guillaume Larrivé convaincu de la nécessité « de respecter scrupuleusement la légalité internationale, en l'occurrence le chapitre 7 de la charte de l'ONU. Cela n'a pas été respecté. On a donc choisi d'engager la France aux côtés des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne dans un cadre qui n'est pas celui multilatéralisme », déplore le député de l'Yonne s'interrogeant sur les objectifs stratégiques et politiques de la France.

« La solution politique n'est en rien facilitée par ces frappes », observe Guillaume Larrivé préoccupé par le proche avenir de la situation en Syrie. « On ne construit pas de paix sans le concours des acteurs présents sur le théâtre de guerre », estime le député "les Républicains" de l'Yonne pour qui la solution « passe par un accord avec les forces en présence sur le terrain », dont la fédération de Russie.

Interrogé sur le positionnement des Républicains face aux réformes du Gouvernement, Guillaume Larrivé rappelle que notre famille politique « n'est pas dans une opposition systématique et sectaire. Nous avons des points d'accord comme sur la réforme du statut du cheminot et du changement de l'entreprise SNCF. On prend chacun des sujets de manière très concrète et nous essayons trouver des bonnes solutions pour la France et les Français. Mais nous ne sommes pas convaincus quand la pression fiscale augmente sur les classes moyennes, quand il n'y a aucune réforme structurelle au sein des services de l'Etat, quand le système hospitalier, comme en Bourgogne, est géré de façon ultra technocratique en mettant en danger la santé des habitants. »

De même, "les Républicains" marquent leurs différences sur un certain nombre d'autre sujets comme sur le projet de loi asile et immigration actuellement débattu à l'Assemblée nationale.

« C'est une petite loi d'affichage qui fait semblant d'essayer d'être un peu ferme et en même temps envoie des signaux à l'aile gauche de la majorité. Tout cela, au total, ne règlera pas les problèmes de la France et ne va pas l'aider à sortir du chaos migratoire dans laquelle elle est plongée depuis un certain nombre d'années », tacle Guillaume Larrivé qui propose « de tarir les sources de l'immigration sociale » et de « définir des plafonds pour réduire les diverses formes de regroupement familial. » Dans ce domaine, le député "les Républicains" de l'Yonne combat une mesure qui est proposé dans le projet de loi, l'élargissement du regroupement familial aux mineurs isolés ayant été acceptés au titre de l'asile. « Ce n'est pas opportun. On crée de nouvelles filières d'immigration », critique Guillaume Larrivé.

De même, il souhaite que la naturalisation soit appliquée avec des critères exigeants. « Qu'elle soit acquise lorsqu'on maîtrise la langue française, lorsqu'on respecte et connait l'histoire de France, lorsque l'on connait les droits et devoirs attachés à la nationalité », souligne Guillaume Larrivé souhaitant également revoir les conditions du droit du sol. « Un mineur de 16 ans déjà condamné par la justice ne doit pas devenir automatiquement Français même s'il est né en France. Au contraire, la République française doit l'écarter de la nationalité française », considère Guillaume Larrivé souhaitant que l'on réintroduise « un peu de bon sens. »

Enfin, interrogé sur la prochaine échéance électorale (les Européennes en mai 2019), Guillaume Larrivé indique le chemin des Républicains. « Nous allons tracer une ligne euro-réaliste. Il y a les europhobes avec les partisans de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen et les "eurobéats" comme Emmanuel Macron qui veulent élargir l'Europe et continuer avec une Europe qui dysfonctionne. Nous, "les Républicains", sommes d'abord des patriotes et parce que nous sommes patriotes nous sommes européens. Pour peser face à la Chine, aux Etats-Unis il faut aussi penser à l'échelle du continent européen et le faire de façon beaucoup plus pratique sur les questions commerciales, agricoles, de sécurité et d'immigration. Nous serons une force de proposition », souligne Guillaume Larrivé annonçant un Conseil national dédié à l'Europe le 30 juin prochain à Menton (Alpes-Maritimes).

Abonnez-vous Les républicains magazine Toute l'actualité politique des républicains