10 juillet 2018

« Il dit vouloir refonder l'État providence du 21ème siècle. Mais la réalité sur le terrain c'est plus de CSG pour les retraités, une augmentation du prix de l'essence, du gaz et c'est aussi du côté de l'État plus de dépenses de fonctionnement. La réalité c'est aussi des administrations publiques qui dépensent plus en fonctionnement que sous François Hollande ».

Invité ce mardi matin de LCP, Guillaume Larrivé, député "les Républicains" de l'Yonne est revenu sur l'intervention, lundi, du chef de l'État devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles.

Guillaume Larrivé a mis en avant la dichotomie entre les paroles du président et la réalité de ses actes. « Beaucoup de cases ont été cochées dans le discours. On nous a survendu une méga transformation et en réalité il y a une forme d'immobilisme dans la gestion. Il reste beaucoup à faire pour plus d'efficacité économique et d'équité sociale », estime le député "les Républicains" de l'Yonne notant qu'Emmanuel Macron avait beaucoup « surjoué l'humilité, beaucoup employé le terme "territoires" comme pour s'excuser de les avoir oubliés ou abandonnés ».

Et pour mieux souligner la réalité à laquelle sont confrontés les élus de terrain, Guillaume Larrivé a pris l'exemple du devenir de l'école vétérinaire de Champignelles (Yonne). « Une des décisions de ce Gouvernement est de fermer cette école. Cela consiste à déménager, à affaiblir le territoire. Et ce n'est pas en utilisant 12 fois le mot "territoires" dans son discours que cela va changer quelque chose à la réalité », démontre Guillaume Larrivé dénonçant « l'effet de mirage et non de miracle du Macronisme. Après une période de bienveillance, les Français sont en train d'ouvrir les yeux sur une réalité très dure. Il y a des choses qui ne vont pas pour les classes moyennes, pour les Français modestes », réagit le député de l'Yonne désignant la hausse des impôts pour tous les Français, de la CSG pour les retraités, des taxes sur les carburants et énergies (essence, gasoil, gaz...).

« Quelles sont les mesures qui permettent aujourd'hui de sortir la France de l'immigration de masse ? Quelles sont les mesures qui permettent aujourd'hui de réarmer l'État de droit face au terrorisme islamiste ? Il n'y en a pas », observe Guillaume Larrivé déplorant dans ces deux domaines « l'absence de volonté et le rejet des solutions que nous, les Républicains, proposons ».

De même, dans le domaine social, Guillaume Larrivé, responsable du projet des Républicains avec Jean Léonetti et Luc Ferry, note que « depuis un an rien n'a été fait pour dynamiser le RSA et sortir de la pauvreté et de l'assistanat les personnes qui sont concernées. Au-delà des mots et des postures, la réalité n'est pas très satisfaisante », constate-t-il.

Et à propos de postures, Guillaume Larrivé dénonce « les postures verticales d'autoritarisme qui se heurtent à une réalité : le déclin de l'autorité de l'Etat », parce que l'exécutif confond autoritarisme et autorité. « Et ce ne sont pas les vieilles mesures socialistes de la police de sécurité du quotidien que Gérard Collomb va exhumer des années Jospin, ces fausses mesures, qui vont restaurer l'autorité de l'Etat », remarque-t-il.

Interrogé sur la révision de la Constitution, le député "les Républicains" de l'Yonne objecte « l'idée complètement folle » qu'a Emmanuel Macron qui consisterait à créer deux catégories de députés : des députés de terrain émanant de circonscriptions élargies et des députés émanant de listes nationales . Pour le député "les Républicains" de l'Yonne il s'agit là d'une « idée baroque » et « une manière d'affaiblir profondément le sens de l'Assemblée nationale. Ce serait une Assemblée nationale dévitalisée soumise aux ordres de l'Elysée », estime-t-il.

Quant à la promesse d'Emmanuel Macron d'organiser l'islam de France, « il est temps d'agir », juge Guillaume Larrivé qui ne comprend pas pourquoi la majorité présidentielle a refusé son amendement qui voulait supprimer le financement étranger des mosquées. « Cette question majeure de la lutte contre l'islamisme qui est un projet politique de subversion de notre pays, je constate que la majorité s'est tournée les pouces depuis 13 mois. Il est vraiment grand temps d'agir. On ne peut pas accepter qu'il y ait une partie du territoire national, de la communauté nationale qui fasse sécession et qui soit soumise à la charia », observe-t-il invitant les associations de gestion des lieux de culte musulman à « se soumettre pleinement à la loi de 1905. Il est également grand temps aussi que le Gouvernement ferme enfin les dizaines de mosquées salafistes qui restent toujours ouvertes », pointe Guillaume Larrivé.

>> Revoir l'interview sur LCP.fr

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