Guillaume Larrivé : « Le grand débat devient une campagne de l'État Macron aux frais du contribuable »

Publié le 08/02/2019

Invité ce vendredi matin de France 2, Guillaume Larrivé s'inquiète de la « campagne électorale permanente » d'Emmanuel Macron, relayée en continu par les chaînes d'information. Quant à l'affaire Benalla, il la qualifie d'« affaire de l'État Macron ».

« On se croirait dans une République qui n'est pas la République française de 2019 mais dans une république bananière ». Secrétaire général délégué des Républicains et député de l'Yonne, Guillaume Larrivé a vigoureusement critiqué ce vendredi matin, invité des 4 Vérités sur France 2, « la campagne électorale permanente » du président de la République sur toutes les chaînes d'information. « Ce grand débat devient une campagne de l'État Macron aux frais du contribuable », dénonce Guillaume Larrivé au lendemain du 6ème débat animé par le président de la République, diffusé en continu sur l'ensemble des chaînes d'information.

Au lendemain du rapport de la Cour des comptes, particulièrement préoccupée par le budget de la Nation et l'incapacité du gouvernement à redresser les comptes public, Guillaume Larrivé pointe l'absence de résultats d'Emmanuel Macron et du Gouvernement. « Explosion des impôts sur les classes moyennes, déficit commercial et déficit public de l'État qui n'ont jamais été aussi élevés, il n'y a pas de résultats », déplore Guillaume Larrivé.

Interrogé sur les nouveaux rebondissements autour d'Alexandre Benalla, l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron, Guillaume Larrivé exprime un « sentiment de nausée. Il y a presque une odeur d'égout », note-t-il. « Cette affaire Benalla est l'affaire de l'État Macron. On s'aperçoit que les incidents du 1er mai n'étaient que la partie émergée de l'iceberg. Et plus on creuse, plus on trouve des ramifications interlopes à l'Élysée, à Matignon ».

Pointant un « dysfonctionnement au sommet de l'État depuis plusieurs mois », le Secrétaire général délégué des Républicains demande « que l'autorité judiciaire fasse son travail de manière raisonnable et sérieuse » et qu'elle « punisse ceux qui doivent être punis parce qu'il faudra qu'il y ait des sanctions », fait observer Guillaume Larrivé.

Le député de l'Yonne a par ailleurs réagi à l'incursion de Luigi Di Maio, le Vice-président du Conseil des ministres de l'Italie qui est venu soutenir des gilets jaunes dans le Loiret. « Je suis patriote et je n'aime pas qu'un ministre étranger vienne faire de la politique intérieure en France », proteste Guillaume Larrivé qui incombe certaines responsabilités à Emmanuel Macron. « La manière dont le président de la République s'est mis à traiter certains gouvernements étrangers de "lépreux" et diviser l'Europe, ce n'est pas raisonnable. Ses comportements agressifs à l'endroit d'un certain nombre de dirigeants étrangers, cela affaiblit la France », estime le Secrétaire général délégué des Républicains. Jugeant l'état de tension entre les républiques française et italienne de « très préoccupant », Guillaume Larrivé critique le comportement d'Emmanuel Macron. « Il ne s'agit pas d'opposer les pays les uns aux autres. La manière d'agir en Europe est de travailler sur des sujets concrets avec les gouvernements qui ont été démocratiquement élus », souligne-t-il.

À quatre mois des élections européennes, « on a besoin d'une France active en Europe mais pas d'un président de la République qui divise et fractionne l'Europe. Cela conduit à marginaliser la France sur la scène européenne alors qu'aujourd'hui il faut affirmer la France en Europe », juge Guillaume Larrivé.

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Non aux régularisations Macron !

Il n’y a jamais eu autant d’immigrés en France. Au cours de la première année du mandat d’Emmanuel Macron, la France a délivré 262 000 titres de séjour, un record depuis 43 ans. De surcroît, notre pays a régularisé 180 000 immigrés clandestins depuis 2012.
Nous apprenons que le gouvernement prépare la régularisation de 10% des sans-papiers présents en France. Le gouvernement refuse de confirmer ou d’infirmer cette information. Les Français ont le droit de savoir combien de clandestins seront admis à séjourner en France.
Revenons au bons sens : l’immigration illégale est illégale et il ne peut y avoir de prime à l’illégalité. Quand une personne entre illégalement en France, elle ne doit pas y rester.

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